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Secteur privé camerounais : un indice local pour mesurer le potentiel des entreprises

Ce nouvel outil pose les jalons d’une analyse des entreprises sur le prisme de leurs capacités et leurs compétences.

L’essor du secteur privé est une condition sine qua non de développement économique au Cameroun. Fort de ce constat, le gouvernement multiplie désormais des opportunités pour transformer les initiatives entrepreneuriales en structures viables et créatrices de richesse. Seulement, l’environnement reste affaires reste quelque peu défavorables à l’épanouissement des startups, des Petites et moyennes entreprises (PME) et des très petites entreprises (TPE). En la matière, la perception générale de cette catégorie d’entreprises s’impose en catalyseur. Ces dernières sont le plus souvent analysées sous le prisme seul de leurs bilans-comptables et la valeur du crédit à un moment donné. Ce qui leur est préjudiciable à bien des égards. Notamment devant un système bancaire trop regardant sur les risques au crédit.

C’est cet état de choses qu’entend changer l’Indice de notation du potentiel de croissance des startup/PME/TPE ; un outil d’évaluation stratégique destiné à transformer la manière dont sont identifiées, financées et accompagnées les entreprises à fort potentiel. A en croire Barnabé OKOUDA, Directeur exécutif du CAMERCAP-PARC (dénomination complète ?) à l’origine de cette innovation il est question de : « Rompre avec les grilles d’analyse traditionnelles centrées sur les seuls bilans comptables ou la valeur actuelle du crédit. Cet indice repose sur une approche inédite axée sur les capacités et les compétences intrinsèques des structures économiques », a-t-il indiqué au sortir d’une cérémonie de présentation de l’outil à Yaoundé le 2 juillet 2026. Entendez par-là qu’il établit une distinction conceptuelle stricte entre la capacité en tant que l’aptitude théorique reçue par la formation et la compétence ; envisagée comme la faculté supérieure à transformer cette capacité en un résultat attendu en temps opportun.
L’indice de notation du potentiel de croissance des startup/PME/TPE n’évalue pas le passé financier des entreprises. Il en analyse les perspectives d’avenir à travers une méthodologie de désagrégation des dimensions de capacités, de collecte directe de données auprès des entrepreneurs, d’analyse statistique, et de formulation d’un plan d’accompagnement personnalisé.

Combiner capacité locale et croissance
La suite du discours de Barnabé OKOUDA est une cartographie des défis de développement sur le continent et au Cameroun en particulier. En l’en croire, le problème majeur du continent ne réside pas dans l’absence de ressources. Mais plutôt « dans leur combinaison optimale avec les capacités locales pour générer une croissance durable », souligne-t-il. Inspiré et enrichi des travaux de l’ACBF (dénomination complète ?), l’indice s’articule autour de quatre dimensions fondamentales : l’environnement institutionnel de l’État, l’organisation interne, le capital humain, et l’encadrement socioculturel. Sur ce dernier point, le directeur exécutif du CAMERCAP-PARC a vivement insisté sur le rôle de la culture comme véhicule de la croissance ; déplorant la tendance locale à suspecter les produits issus de notre propre médecine traditionnelle, là où de grandes puissances économiques ont bâti leur influence mondiale.

Actuellement testé en phase pilote sur un échantillon de six PME sélectionnées au sein d’une vaste étude transversale portant sur 400 entreprises au Cameroun et en République Démocratique du Congo, cet outil, d’ores et déjà protégé auprès de l’OAPI (dénomination complète ?), se veut immédiatement opérationnel pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Il permettra au gouvernement de diagnostiquer avant de financer, afin d’optimiser l’argent public en évitant le saupoudrage, aux investisseurs institutionnels ; aux partenaires au développement d’identifier objectivement les structures scalables ; aux collectivités territoriales de valoriser le tissu économique local, et aux entrepreneurs eux-mêmes de s’auto-évaluer pour corriger leur trajectoire.

Brice Florent Tala Nomo

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