FOTRAC 2026 : Yaoundé mobilise l’écosystème institutionnel et économique pour les préparatifs
Site retenu pour la 17ème édition, les travaux préparatoires visent à garantir l’opérationnalité d’un événement dédié à la coopération transfrontalière, à l’intégration des marchés et à la compétitivité des PMEs régionales.

La Foire transfrontalière de l’Afrique centrale (FOTRAC) acte 17 se tient du 23 au 31 juillet 26 à Yaoundé plus précisément au stade Omnisport Ahmadou Ahidjo (Mfandena). Après plusieurs éditions au tripoint Kye-Ossi-Ebibeyin-Bitam, Yaoundé est le nouveau pôle stratégique de l’intégration sous régionale. L’événement est délocalisé dans la capitale politique du Cameroun pour moult raisons. « Le choix de Yaoundé traduit la volonté d’ancrer l’évènement au cœur de l’appareil institutionnel et diplomatique de la Cemac. Capitale politique du Cameroun, la ville concentre les représentations diplomatiques, siège des ministères, chambres consulaires et partenaires », explique Danielle Nlate, promotrice de la FOTRAC. L’objectif est de : maximiser l’impact décisionnel et l’effet levier de la FOTRAC sur les politiques publiques d’intégration. Elle est organisée par le Réseau des femmes actives de l’Afrique centrale (REFAC), en partenariat avec le ministère du Commerce du Cameroun, et les partenaires tels que le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), la CEMAC, la CEEAC, la Fao, le PRASAC et le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF).
Pour ce qui est des préparatifs à deux semaines de la foire transfrontalière tout est fin prêt. « Après plusieurs séances des travaux l’état des lieux laisse voir que nous sommes à 85% prêts. Nous rassurons les visiteurs nos les petits plats sont mis dans les grands pour le succès économique, d’intégration, et culturel des peuples, la sécurité des FMO n’est pas en reste ». Pour les pays participants, ils viennent de l’Afrique centrale et de l’Ouest, on aura le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, la RCA, la RDC, le Benin, la Côte-d’Ivoire, le Sénégal et le Burundi. La promotrice de la Foire appelle les différentes administrations publiques et privées de l’Afrique à prendre massivement à cette messe d’intégration, pour édifier, sensibiliser les femmes et les jeunes sur les conflits, la paix et la sécurité, avec la mise en exergue de la résolution 13-25 femmes paix et sécurité, ensuite la résolution 22-50 sur jeunes paix et sécurité. « L’Afrique centrale traverse un contexte d’insécurité généralisé, il est de bon ton que tout le monde s’asseye, et discute sur ces thématiques pour que les jeunes et femmes les cibles soient édifiés sur ce qui est fait par les administrations communautaires, mais aussi et surtout par les pouvoirs publics », pense Danielle Nlaté, présidente du REFAC.
Commerce intra-africain
Le fil conducteur de la 17ème édition de la FOTRAC s’articule sur le thème ; « Evaluer les actions des acteurs de la coopération transfrontalière socio-économique pour la une facilitation des échanges pacifiques et l’atteinte des objectifs du développement durable à l’ère de la ZLECAF ». Le REFAC a porté le plaidoyer pour la libre circulation des personnes et des biens. Il se réjouit du fait que les chefs d’Etats aient acté jusqu’en 2017 les actes de décision de 2014, on peut circuler librement en zone Cemac. « Nous souhaitons que ça s’étende dans l’Afrique centrale entière pour retrouver les pays de l’Afrique de l’Ouest via la suppression des visas qui freine la fluidité des échanges », souhaite Danielle Nlaté. Parler du commerce intra africain ou la ZLECAF, revient à montrer aux jeunes et femmes entreprenants « de voir plus loin, de briser les frontières psychologiques et terrestres pour attaquer le marché du Nigéria, de l’Angola, de la RDC d’où l’appel aux pouvoirs publics de densifier d’autres infrastructures par voie maritime, densifier le commerce maritime. Le Cameroun est relié par ces pays par la voie maritime, il gagnerait à densifier le transport maritime pour l’atteinte des objectifs de la ZLECAF », conclut Danielle Nlaté, promotrice de la FOTRAC.
Olivier Mbessité



