Sam Majesté Ba’a Ambily antoine : mort en chair, vivant dans les mémoires

Le patriarche Koh Zimé est entré en repos ce 11 juillet 2026.

« Un homme de sagesse, de paix et de vision». Les mots sont porteurs de sens. Ils drainent avec eux le poids de la perte. Mais au-delà de la simple émotion, ils véhiculent l’image d’un homme d’exception. D’un patriarche entré en repos. Sa Majesté Ba’a Ambily Antoine s’en est allé ce 11 juillet 2026 à l’âge de 86 ans. Et déjà la poésie des souvenirs fonde progressivement sa prose sur l’étendue de ses œuvres de solidarité et de construction communautaire. Sa posture de chef du village Malene I, dans l’arrondissement de Somalomo, département du Haut-Nyong, (Région de l’Est) en a constitué une opportunité constante durant les 25 ans de règne de ce patriarche.
«Notre communauté perd un patriarche, un sage, un homme de paix et de dialogue, dont la bienveillance et l’engagement resteront gravés dans nos mémoires. Sa Majesté n’a jamais cessé d’accompagner et de soutenir les initiatives de développement de notre Canton Dja. Grand protecteur, il a toujours ouvert les portes de sa chefferie à nos projets sportifs, culturels et communautaires. Son soutien indéfectible a largement contribué au succès de nos événements, notamment le Tournoi de l’Amitié de la Boucle du Dja Malene I, qu’il a toujours encouragé et béni», exalte l’Association du Canton Dja pour le développement et l’environnement (ASCADDE).
L’illustre disparu est une figure marquante du peuple Koh Zimé que l’on retrouve disséminé dans les régions, du Centre de l’Est et du Sud. Il en est «parmi les derniers Patriarches du peuple Koh Zime dans le Canton Dja. Il a vécu toutes les époques de l’histoire du Cameroun et du Canton Dja», renseigne la responsable de la Communication de l’association culturelle Kol Eloh, Sidonie Pongmoni. Il fait partie de cette race d’humains dont le témoignage précède le repos. Des récits oraux, transmis à des générations, scandent sa contribution à la préservation et la valorisation du patrimoine culturel du peuple Koh Zimé. Lui qui par des enseignements et la formation a tenu le flambeau de la transmission intergénérationnelle de us et coutumes. Il en était l’un des gardiens et ses actions en faveur des siens lui valent de la reconnaissance.
Louise Nsana



