Inclusion financière, paix et sécurité : les grands mots de la FOTRAC

La Foire transfrontalière d’Afrique centrale s’est hissée au-delà du négoce des biens et service pour s’ouvrir, au fil des années, à la formation des entrepreneuses. L’édition 2026 en pérennise la tradition par divers ateliers et conférences.

Les pas étaient hésitants au début de l’atelier sur l’éducation financière animé lundi, 27 juillet 2026, par Lucas Kamdem président de la Future Africa coaching program (FACOP). Ce dernier a toutefois réussi à capter toute l’attention de la centaine de personnes composant son auditoire. Et les questions pour creuser davantage ses enseignements en matière d’intelligence financière, ont fusé de partout. « La richesse c’est le savoir, c’est l’intelligence. Il y a plusieurs formes d’intelligence et ceux qui réussissent dans l’entrepreneuriat sont ceux qui ont compris que la grande richesse c’est l’esprit de service. Quand on a l’esprit de service, on ne se comporte pas comme ceux qui veulent juste gagner de l’argent. Quand on veut gagner de l’argent durablement, il faut avoir la mentalité de l’abondance qui se construit sur la mission à accomplir. Plus les riches aident les autres, plus ils gagnent de l’argent. Il faut aimer créer des richesses c’est-à-dire créer de la valeur ; offrir quelque chose aux gens pour permettre aux gens de vivre heureux », l’a-t-on, ouïe dire.
Cette thématique est l’une des nombreux savoirs transmis aux entrepreneuses dans le cadre de la Foire transfrontalière d’Afrique centrale (FOTRAC). L’évènement a, au fil des années, transcender le simple négoce des biens produits par les femmes pour explorer l’univers de la formation et du partage d’expériences. La 17e édition de la FOTRAC ne déroge pas à la règle. Conférences et ateliers ont servi la cause d’une éducation des participants et d’une mise à niveau par rapport à l’évolution du contexte économique, institutionnel et règlementaire, ainsi que des nouvelles opportunités qu’offre le marché sous régional et continental. L’accent mis sur cette programmation se fonde sur une réalité ventilée par la présidente du Réseau des femmes actives de la CEMAC (REFAC). « Les femmes venez vous former. On ne peut pas véritablement faire les affaires sans avoir des connaissances. Ces ateliers sont organisés pour répondre aux problèmes que vous pouvez rencontrer. C’est ça qui va vous permettre de bien évoluer dans votre business », lançait Danielle Nlate à l’attention des exposantes.
Education financière, paix et sécurité, Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), droit foncier, Aifa, branding et marketing, mise en place d’un jardin potager, élevage des poissons en bacs hors sols, élevage du poulet de chair et des hannetons, forment entre autres le packaging des sujets abordés tout au long des diverses sessions d’échanges et de partage. Et les secrets pour l’édification des masses sont livrés en toute charité et liberté. « Il faut aimer l’argent, le connaitre c’est-à-dire savoir comment il fonctionne, et savoir compter l’argent. Aimer l’argent, c’est aimer entreprendre, créer de la valeur et rendre service aux autres. Quand on dit connaitre l’argent c’est connaitre les fonctions de l’argent, son histoire. Savoir compter l’argent c’est savoir faire la distinction entre un investissement, une charge et d’autres concepts. Il est difficile d’entreprendre aujourd’hui sans lire ou se former. Certains apprennent sur le tas pendant dix ou vingt ans avant de réussir », livre l’homme d’affaires.
Louise Nsana



