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Funérailles Béti : Immersion dans la pratique du “Nsili Awu”

Cette phase est la plus importante lors d’obsèques chez les Mvog Belinga, Mvog Manga, Mvog Amugu, Mvog Zambo, Mvog Man Ze, Mvog Evoundou. 

le Nsili Awou, palabre communautaire, est pratiqué Durant les deuil en présence des familles paternelles et maternelles. Le rituel vise à questionner les proches-parents sur les causes de la mort du défunt devant Dieu et les Hommes. Cette demande s’accompagne d’une somme à la convenance du demandeur. Il appel le “Mbi Ntum” qui envoie le coursier recevoir l’argent qui est mis dans une assiette servant de cagnotte. (explique mieux, je ne comprend pas cette partie)

Chez les Bene (un sous-groupe des Kolo Beti), après l’ouverture de la cérémonie par le Mbi Ntum, les oncles maternels du défunt sont les premiers à prendre la parole. L’intervention des neveux (les enfants des sœurs) marque un temps mort pour ce rituel. Étant donné qu’ils sont dans leur famille maternelle, ils détiennent un pouvoir à bien des égards supérieurs à celui de plusieurs membres de la lignée directe. Il faut négocier avec eux afin qu’ils autorisent la reprise des cérémonies. Cette négociation s’accompagne d’une enveloppe, d’une chèvre, d’une assiette de nourriture, sans oublier les breuvages qui vont avec.  

Après le passage des neveux, le Mbi Ntoum ouvre à nouveau la cour du deuil. “Les demandeurs de deuil” (en traduction littérale ceux qui cherchent a savoir de quoi est mort le défunt), recommencent à passer à la cour. Il faut noter que celui qui pose la question a toujours quelqu’un qui le suit derrière. C’est aussi le cas pour le Mbi Ntum, il a toujours un second derrière lui. Le rôle de ce dernier est de rappeler au Mbi Ntum les choses qu’il oublie lors de ses différentes interventions.

Réponse

La réponse aux multiples questionnements vient après “l’issoak” (le conclave familial). Cette réponse est axé sur deux points. Le premier, consiste à retracer la vie du défunt à travers son historique encore appelé « Ilan Ndan ». Bref, l’orateur donne la date de naissance, il évoque ses ancêtres, ses parents, ses enfants, sa vie de couple et sa vie en société. Le deuxième axe parle de la mort. Il apporte à ce stade des éclairages  sur la cause du décès. La cérémoniel prend fin quand le parolier ou le Mbi Ntum, déclare si le veuf ou la veuve a bien géré son foyer et son conjoint. L’issue est toujours improbable et donne lieu à deux scenarios: Soit le deuil se poursuit dans un climat apiasé entre les belle-familles. Soit alors la belle-famille du défunt est appelé à quitter le lieu du deuil car le défunt aura échoué dans sa vie de couple “Akou é Aluk”.

L’argent issue de cette cérémonie sert à soutenir la famille éprouvée. Il permet à titre illustratif d’organiser des messes pour le défunt ou alors il constitue un fonds de secours pour la veuve et les orphelins.

André Gromyko Balla

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