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De quelle communauté internationale parle-t-on?

Marc Perelman de France 24 a récemment interrogé le président du Sénégal. Il s’adressa à lui en ces termes: « Un sujet qui préoccupe la communauté internationale, c’est la loi que vous avez promulguée, le 30 mars 2026: la criminalisation de l’homosexualité.

Jean-Claude-Djereke

Ousmane Sonko avait opté pour un durcissement de cette loi. Êtes-vous d’accord avec l’option mise sur la table par Ousmane Sonko? »
Réponse de Diomaye Faye : « De quelle communauté internationale parlez-vous ? » Le journaliste lui répondit: « La France, les nations unies. »
La réplique de Diomaye ne se fit pas attendre. Elle était pure, magnifique et magistrale: « Quand ces pays ont légalisé le mariage homosexuel, nous étions très choqués mais n’avons pas réagi. Nous avons considéré que ce sont des pays souverains qui ont fait leur option législative et nous l’avons respectée. Nous demandons la même chose. »
Je dis bravo et merci à Diomaye Faye parce qu’il n’a pas tremblé ni baissé la tête, parce qu’il n’a pas porté de gants pour exiger que les Occidentaux respectent les choix et décisions des autres peuples.
Il aurait pu ajouter (mais peut-être le pensait-il), que la communauté internationale ne se réduit pas à l’Occident. En effet, il est prétentieux de penser que ce que veut et ce que fait l’Occident devrait être accepté ou adopté par tout le monde. Le Sud global dit non à ce suprémacisme et à cette arrogance qui avancent masqués.
Perelman et ses frères occidentaux devraient relire cette phrase de Blaise Pascal: « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »
Pourquoi leur est-il difficile de comprendre que leurs lois qui prétendent à l’universel ne sont que le fruit d’habitudes locales?


Jean-Claude Djéréké

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