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Christophe Van Orshoven

Le cacao camerounais a beau pousser sous les tropiques, son avenir se joue aussi dans les couloirs de Bruxelles.

Mardi 22 septembre, Christophe Van Orshoven, directeur des chaînes de valeur de l’Institut européen des forêts (EFI), était au Mincommerce pour parler d’un sujet aussi technique que décisif : le Règlement européen contre la déforestation (RDUE).
En mission au Cameroun, le responsable de l’EFI est venu échanger sur le plaidoyer que Yaoundé prépare auprès de Bruxelles. L’enjeu est loin d’être anecdotique : l’Union européenne constitue un débouché majeur pour le cacao camerounais, et les nouvelles exigences européennes pourraient rebattre les cartes pour les opérateurs.

Depuis près de cinq ans, l’EFI accompagne le Cameroun dans cette mue réglementaire : traçabilité, légalité, agroforesterie, biodiversité et diligence raisonnée. Un manuel destiné aux opérateurs doit également traduire ces exigences en consignes concrètes. Car désormais, pour franchir les frontières européennes, il ne suffira plus au cacao camerounais d’être bon. Il devra aussi pouvoir raconter précisément d’où il vient.
Pour Van Orshoven, l’objectif est clair : faire émerger une filière durable, traçable et compatible avec les nouvelles règles du marché européen. Autrement dit, entre la fève camerounaise et le chocolat européen, il faudra désormais aussi passer par la case conformité.

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