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Bidias a Ngon

Les morts n’ont pas fini de reposer en paix. À Yaoundé, le 1er octobre 2026, l’Association de Protection des Reliques et des Mémoires de nos Ancêtres, Parents, Frères, Enfants et Amis (APRAPFEA) a lancé ses activités sur un sujet aussi macabre que tabou : « Profanation des tombes et trafic d’ossements : du sacrilège coutumier à la dépossession mémorielle du Cameroun ».

À la tête de cette croisade contre la violation des sépultures, Bidias a Ngon, président de l’APRAPFEA, entend remettre la mort au cœur du débat public. Derrière les tombes éventrées, les cercueils forcés et les ossements arrachés à la terre, il voit davantage qu’une atteinte aux morts : une blessure infligée à la mémoire collective. Car lorsque les restes d’un ancêtre disparaissent, c’est aussi une part de l’histoire familiale et culturelle qui est ensevelie avec eux.

L’APRAPFEA veut ainsi mobiliser familles, autorités traditionnelles, pouvoirs publics et société civile autour de la protection des sépultures. Bidias a Ngon plaide pour que les cimetières cessent d’être des terres sans défense, livrées à ceux qui profanent le silence des morts. Ici, le combat est simple : laisser aux défunts leur tombe, leur dignité et, surtout, leur dernier repos.

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