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Olivier Mbeck : de la passion de l’histoire à l’amour de l’enseignement

Le jeune homme embrasse la profession très tôt, alors qu’il est encore les bancs de l’université de Yaoundé II, en Faculté d’Histoire. Des cours de soutien jusqu’à un déploiement formel dans des collèges, ce dernier a su tracer sa voie dans cet univers

Olivier Mbeck n’est pas du genre à développer des complexes quant au fait de n’avoir suivi aucune formation à l’Ecole normale supérieure. L’école qui produit les enseignants du système secondaire général au Cameroun. Ce fait a tout au contraire constitué une motivation à mieux faire pour lui dès ses premiers pas neuf ans plus tôt. « Être un enseignant, c’est d’abord une vocation et les cours sont préparés en fonction d’un canevas fixé par le ministère. Les journées pédagogiques servent à fixer tout cela. L’enseignant qui suit bien les journées pédagogiques, s’il a le niveau requis pour tenir les enfants, va s’en sortir. Nous avons par ailleurs le programme d’études. Il indique la justification de la leçon et les différentes parties de la leçon. Donc, on n’invente rien. Avec cet encadrement de la tutelle, je n’ai jamais eu de complexes par rapport aux collègues sortis de l’ENS » souligne ce dernier.
Olivier Mbeck possède de nombreux autres atouts qu’il met en exergue dans l’exercice de ses fonctions. Tout d’abord la maitrise de ses segments d’enseignement : l’histoire et l’éducation civique et morale. Deux matières apprises à l’université jusqu’à l’obtention du Master en histoire option Egyptologie. Son discours met en avant des facilités d’ouverture, d’adaptation et d’innovation, découlant de sa jeunesse. « C’est un très beau métier pace que vous êtes toujours en train de vous cultiver, de développer vos fonctions cognitives.

Les leçons ne sont pas les mêmes. Il y a des leçons qui poussent à plus de réflexions. Comment présente cela aux enfants parce qu’il faut toujours trouver l’astuce idoine pour toucher l’enfant. Et l’introduire dans le vif du sujet. Cela demande une certaine intelligence parce vous êtes tout le temps en tain de mobiliser des ressources pour que les enfants puissent comprendre la leçon. On est tout le temps en train d’exercer nos capacités intellectuelles », explique ce dernier.
Loin de toute irritation au sujet de la grande activité cognitive, Olivier Mbeck y fonde son plaisir. « J’aime d’abord la lecture. C’est une passion que je tiens de mon papa. Il était juriste et donc j’ai grandi entourer de livres. C’est donc naturellement que l’enseignement s’est imposé comme une passion chez moi, Et comme j’aime beaucoup l’histoire aussi, je me suis toujours appliqué à bien préparer mes leçons », révèle-t-il. Sa plus grande joie réside dans les fruits de son travail. A savoir compte parmi ses anciens élèves des gendarmes et policiers, des enseignants et bien d’autres profils.

Louise Nsana

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