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Métiers de l’humanitaire en Afrique centrale : L’humanité et l’évangélisation, pour sauver des vies

L’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) et la Croix-Rouge camerounaise (Crc) dans la formation en matière de prévention et premiers secours dès janvier 2026.

Signature de la convention entre la Présidente de la Crc et le Recteur de l’Ucac

La Croix-Rouge camerounaise et l’université Catholique d’Afrique centrale, deux institutions œuvrant dans le secteur humanitaire, veulent ensemble faire face aux catastrophes et autres défis climatiques en Afrique centrale. Le jeudi 11 décembre 2025, les deux organismes ont signé une convention de partenariat pour le lancement des formations continues aux métiers humanitaires au campus de l’Ucac du quartier Coron à Yaoundé. Selon cet accord, il question d’amener les étudiants de la zone Cemac à lier la théorie à la pratique dans un environnement où les besoins humanitaires sont de plus en plus grandissants.

Dans son discours de circonstance, Cécile Akame Mfoumou s’engage « pour ce qui est de la matérialisation de ladite convention, la Crc assurant la coordination des huit pays d’Afrique centrale (Cemac plus RDC et Sao Tomé et principe) à travers la COSNAC ». La Présidente de la CRC s’engage à soutenir tous les efforts que fera l’Ucac pour étendre les présentes formations dans les pays concernés. Cet engagement formel de la Crc est fortement apprécié par l’abbé Pr Thomas Bienvenu Tchoungui, recteur de l’Ucac : « l’humanité et l’évangélisation sont main dans la main pour sauver les vies. Cette association va vers l’employabilité des diplômés».

Détails
Dr Clément Aboudi, directeur adjoint de la formation continue à l’Ucac, liste les neuf domaines de coopération qui vont être mis en pratique dans cette convention dès janvier 2026. Le premier est la formation en premier secours et santé à base communautaire. Le deuxième concerne les gestions des catastrophes et réductions des risques de catastrophes. Le troisième est la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles aux urgences et aux conflits. Le quatrième concerne l’amélioration de la sécurité alimentaire, l’assistance humanitaire aux réfugiés et aux déplacés internes. Le cinquième concerne la protection et le rétablissement des liens familiaux dans les situations de conflit, les catastrophes naturelles et les migrations. On a également la promotion des valeurs humanitaires et des droits humains. Le sixième est axé sur la vulgarisation des principes fondamentaux du mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le septième formera sur le renforcement du statut social des groupes vulnérables spécifiques. Le huitième axe s’attelle à l’enracinement des groupements féminins, service divers aux personnes vivant avec un handicap. Le neuvième quant à lui vise l’encadrement de la jeunesse, avec la formation au civisme et à la citoyenneté, activités diverses visant à susciter et conserver chez les jeunes les modes de vie saine. « Ces formations sont conçues pour offrir aux participants une expérience d’apprentissage anticipant, enrichissante et stimulante », martèle l’universitaire.

André Gromyko Balla

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