SOCADEL : un mois d’existence et déjà usurpé

Les responsables de la structure publique dénoncent de fausses opérations de recrutement perpétrés sur les réseaux sociaux en leurs noms.

Attention à ne pas vous faire arnaquer sur les réseaux sociaux. Tel est la substance d’un communiqué publié le 26 mai 2026 par la Société camerounaise d’électricité (SOCADEL). Lequel texte met à la lumière du jour des pratiques d’un autre genre autour de l’utilisation illégale de l’identité SOCADEL à des fins mafieuses. « Il a été constaté que des individus malveillants ont illégitimement créé et exploitent des plateformes de communication portant le nom de la SOCADEL sur les réseaux sociaux », indique la structure. Le bémol, apprend-on par le même canal est que la SOCADEL ne possède encore aucun compte dédié portant son identité. Elle s’exprime encore sur les plateformes d’Eneo.
Là où le bât blesse vraiment, c’est au niveau des activités sous-tendues à cette usurpation. Selon la cellule de communication : « des cybercriminels se font passer pour des membres du Conseil d’administration ou des dirigeants de la SOCADEL, des membres du gouvernement, et contactent des citoyens, des partenaires ou employés par appels téléphoniques, messages WhatsApp, SMS ou courriels, dans le but de proposer de faux recrutements ou promotions, d’obtenir de l’argent, des informations personnelles ou professionnelles, de proposer des services contre rémunération ou de transmettre de fausses instructions. »
Tout ceci survient alors que la Société camerounaise d’électricité a juste un mois d’existence et que ses principaux responsables viennent juste d’achever les deux premières semaines à la tête de cette structure. Avec notamment pour mission de lutter contre la fraude qui entoure la distribution d’électricité dans le pays et de relever les niveaux de recettes afin de conduire l’opérateur publique vers une équilibre financier.
Ces pratiques d’extorsion des citoyens camerounais sont désormais bien ancrées dans le monde numérique. Aucune entité n’est épargnée : ni ministère, ni organisations privées ou publiques, ni entreprises, ni institutions, entre autres. Les diverses méthodes employées se nourrissent de la forte demande en termes de débouchés. Faux avis de recrutements, contact direct aux citoyens par appel et sous de faux profils, etc., permettent à ces personnes de l’ombre de mieux tirer profit du contexte.
Louise Nsana



