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Fête Nationale : un temps pour guérir, un temps pour reconstruire ensemble

Alors que nous célébrons cette année la Fête de l’Unité Nationale, nous sommes invités, une fois de plus, à réfléchir au sens de notre destin commun en tant qu’un seul peuple, une seule nation et une seule République.

La Fête de l’Unité Nationale n’est pas simplement une date inscrite dans le calendrier. Elle est un rappel de la promesse que nous nous sommes faite les uns aux autres : malgré nos différences de langue, de culture, de région, de religion ou d’opinion politique, le Cameroun demeure notre héritage commun.

« La Fête de l’Unité Nationale n’est pas simplement une date inscrite dans le calendrier. Elle nous rappelle la promesse que nous nous sommes faite : malgré nos différences de langue, de culture, de région, de religion ou d’opinion politique, le Cameroun demeure notre héritage commun. »

Cette année plus que jamais, notre pays a besoin d’un esprit de guérison, de responsabilité et de confiance renouvelée. Nous devons avoir le courage de parler honnêtement de nos blessures, mais aussi la sagesse de ne pas laisser ces blessures définir notre avenir. « Nous devons avoir le courage de parler honnêtement de nos blessures, mais aussi la sagesse de ne pas laisser ces blessures définir notre avenir. »

Nous sommes également appelés à reconnaître, avec gratitude et respect, l’engagement indéfectible de SON EXCELLENCE PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET CHEF DE L’ÉTAT, qui a constamment placé la paix au cœur même de Sa gouvernance. Par un sens élevé de l’État et des actes de leadership réfléchis, IL a démontré à maintes reprises que le dialogue et la réconciliation ne sont pas de simples aspirations, mais les fondations sur lesquelles l’avenir du Cameroun doit être bâti. La Fête de l’Unité Nationale est donc aussi un moment pour honorer cette vision et nous engager, en tant que citoyens, à marcher fidèlement dans cette même direction.

SON EXCELLENCE PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET CHEF DE L’ÉTAT, A CONSTAMMENT PLACE LA PAIX AU CŒUR MEME DE SA GOUVERNANCE.

Depuis trop longtemps, de nombreuses familles, notamment dans les Régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, portent la douleur des conflits, des déplacements, de la peur et de l’incertitude.

Trop d’enfants ont grandi sous l’ombre de la division. Trop de communautés ont attendu le retour de la paix.
Mais la Fête de l’Unité Nationale nous rappelle qu’aucune partie du Cameroun ne doit se sentir oubliée, abandonnée ou laissée pour compte. L’unité ne peut être réduite à des slogans ou à des cérémonies. Elle doit se vivre à travers la justice, le dialogue, l’inclusion, le développement et le respect de la dignité de chaque citoyen.

À nos fils et filles qui se sentent éloignés de la nation, je dis : le Cameroun a encore une place pour vous. La porte de la réconciliation doit rester ouverte. Le chemin vers la paix peut être difficile, mais il demeure possible lorsque le courage rencontre l’humilité.

À nos mères, nos pères, nos chefs traditionnels, nos leaders religieux, nos enseignants, nos jeunes et nos bâtisseurs de communautés, je dis : continuez d’être les gardiens de l’espoir. La paix ne se construit pas uniquement dans les bureaux ou les institutions. Elle se construit aussi dans les foyers, les villages, les salles de classe, les églises, les mosquées, les marchés et les cœurs.

« La paix ne se construit pas uniquement dans les bureaux ou les institutions. Elle se construit aussi dans les foyers, les villages, les salles de classe, les églises, les mosquées, les marchés et les cœurs. »
À tous les Camerounais, de Mamfé à Maroua, de Buéa à Bertoua, de Bamenda à Douala, de Garoua à Yaoundé, rappelons-nous que l’unité n’est pas l’uniformité.

Nous n’avons pas besoin d’effacer nos identités pour appartenir à une seule nation. Notre diversité n’est pas une faiblesse. Elle est la beauté et la force du Cameroun.
« Notre diversité n’est pas une faiblesse. Elle est la beauté et la force du Cameroun. »
Alors que nous levons notre drapeau et chantons notre hymne national, renouvelons également un engagement simple mais puissant : que cette année soit celle où nous choisissons la paix plutôt que l’amertume ; le dialogue plutôt que la division ; et où nous reconstruisons la confiance, restaurons l’espoir et avançons ensemble à nouveau.

Puisse la Fête de l’Unité Nationale réveiller en chacun de nous un amour plus profond pour notre pays ainsi qu’un engagement plus fort envers l’avenir de nos enfants.
Que la paix revienne pleinement sur nos collines et dans nos vallées. Que la justice et la réconciliation guident notre cheminement national. Et que le Cameroun, notre patrie commune, se relève plus fort dans l’unité, la dignité et l’espérance.

Yaoundé, le 20 mai 2026
S.E. FAI YENGO FRANCIS est Ancien Gouverneur de Région et actuellement le Coordonnateur du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR).

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