Au Cameroun, la disparition de personnes prend des allures de crise silencieuse.

Avec 380 cas signalés au premier trimestre 2026 (selon le bulletin des situations des personnes au premier trimestre 2026 au Cameroun, publié le 9 avril 2026 par le cabinet EVRAD Group) dont une majorité écrasante de mineurs, le phénomène s’installe dans la durée et s’étend géographiquement. Le Centre et le Littoral concentrent l’essentiel des signalements, révélant des fragilités urbaines où densité, précarité et insécurité se croisent dangereusement. Derrière les chiffres une réalité plus sombre : des enfants exposés, des personnes vulnérables livrées à elles-mêmes, et des familles plongées dans l’angoisse. L’alerte lancée par les spécialistes sonne comme un avertissement collectif. Entre défaillances structurelles et imprudences individuelles, le terrain devient propice aux dérives. La réponse ne peut être fragmentée : elle exige à la fois action publique, vigilance citoyenne et solidarité active.
Jean -René Meva’a Amougou



