Bekah be Ndong

Il paraît que les villages dorment. Bekah be Ndong, lui, a décidé de ne pas leur laisser le luxe de ronfler tranquillement. Avec Quand mon village se réveillera, le romancier camerounais signe une invitation littéraire au grand réveil : celui des consciences, de la jeunesse et de la responsabilité collective.

Avec son sous-titre ( « L’espoir d’une refondation de la conscience noire ») l’auteur ne cache pas ses ambitions. Il ne vient pas seulement raconter une histoire : il veut secouer les esprits. Et si quelques lecteurs referment le livre avec l’envie de réveiller leur propre village, alors la plume aura peut-être réussi son coup. Le coq littéraire est donc déjà debout ; reste à savoir qui l’entendra chanter.
Bon à savoir : derrière le pseudo se profile un homme en service à la cellule de communication du ministère de Promotion de la Femme et de la Famille) Marbin Bekale Gilbert Magloire. Présenté comme un auteur nourri par les questions d’éducation, de transmission et de conscience noire, son pari est aussi simple qu’ambitieux : faire du village non plus seulement un lieu où l’on naît, mais un espace où l’on pense, où l’on se souvient et, surtout, où l’on prépare demain.



