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Inondations : neuf régions sous alerte

L’Observatoire national sur les changements climatiques place neuf régions sous surveillance pour de fortes pluies entre le 11 et le 20 septembre. L’alerte est claire.

Dans son bulletin décadaire du 11 septembre, l’Observatoire nationale des changements climatiques (ONACC) annonce des précipitations pouvant dépasser 150 millimètres dans plusieurs zones agroécologiques. « Le risque est élevé de débordement des cours d’eau, d’inondations, de destruction d’habitations et d’édifices publics », explique Pierre, un cadre de l’Observatoire. Neuf régions sont concernées : Nord-Ouest, Ouest, Sud-Ouest, Adamaoua, Extrême-Nord, Centre, Sud, Est et Littoral. L’ONACC insiste aussi sur les conséquences sanitaires : « nous anticipons une prolifération des moustiques, une recrudescence des maladies respiratoires et des accidents liés aux vents violents ».

Pour l’urbaniste Armand Tchoumi, « l’alerte est utile, mais elle ne suffit pas. Il faut des plans de contingence, des stocks de secours, des mesures d’évacuation préventive. Sinon, on se contente de responsabiliser les habitants sans leur donner les moyens de se protéger ». Une ONG locale, Green Cameroon, ajoute : « les inondations ne sont pas une fatalité. Avec une politique de drainage et de prévention, on peut réduire les dégâts. Mais l’État reste dans une logique de communication plutôt que d’action ».

Interrogé sur l’absence de mesures visibles, Adingama Julienne, responsable administratif rencontré près du ministère de l’Administration territoriale pense que « les communes ont la responsabilité de curer les caniveaux et de préparer les plans d’évacuation. L’État central coordonne, mais les moyens restent limités ». In fine, elle souligne : « nous travaillons à renforcer la sensibilisation sur les maladies liées aux inondations. Mais il est vrai que la prévention structurelle reste insuffisante ».

Alerter est une chose. Protéger en est une autre. Tant que les bulletins de l’ONACC resteront des exercices techniques sans articulation visible avec des moyens concrets sur le terrain, les populations des neuf régions concernées continueront de payer le prix fort des intempéries.

Tom

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