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Vacances 2026 : Ndangueng joue collectif et gagne le pari de l’unité

Le 19 juillet dernier, ce n’était pas seulement un match d’ouverture : c’était le rendez-vous d’une communauté qui a choisi le football pour raconter le vivre-ensemble et les ambitions de l’élite locale.

Tout Ndangueng autour de Félix Mbarga Mbarga

Le stade Saint David, le terrain de football de Ndangueng, n’avait sans doute jamais connu une telle effervescence. Ce qui n’était, à première vue, qu’un lancement de championnat de vacances s’est transformé en une véritable célébration du vivre-ensemble. À l’initiative de Félix Mbarga Mbarga, jeune élite locale, le coup d’envoi officiel du Championnat de vacances Mvog-Amoug II 2026 a rassemblé des centaines de personnes, venues de tous les quartiers du groupement pour partager bien plus qu’un moment de sport : une vision commune de leur avenir.

Dès les premières heures de la journée, les sentiers conduisant au terrain s’animent. Les familles arrivent par petits groupes. Les anciens prennent place sous les tentes, les jeunes arborent fièrement les couleurs de KB, le sponsor officiel. Les commerçantes installent leurs étals tandis que les conversations se croisent dans une ambiance de retrouvailles. À Ndangueng, le football est devenu le prétexte d’une communion populaire. Autour de Félix Mbarga Mbarga, initiateur de cette compétition, toute la communauté Mvog-Amoug II est présente : autorités traditionnelles, élites, responsables associatifs, femmes, jeunes et notables. Tous semblent convaincus que cette compétition dépasse largement le simple enjeu sportif.

« Sergent »
L’un des moments les plus attendus reste l’arrivée de Jean II Makoun, ancien Lion indomptable. Son apparition provoque une véritable ovation. Les plus jeunes se pressent autour de lui pour une photographie ou un autographe. Les plus âgés se remémorent les grandes heures de la sélection nationale dont il fut l’un des artisans. Face à cette jeunesse attentive, l’ancien international délivre un message empreint d’humilité. « Le football est une école de la vie. Il enseigne le respect, la discipline, la persévérance et le travail collectif. Voir une communauté entière mobilisée pour accompagner Félix Mbarga Mbarga est une immense satisfaction. Les champions ne naissent pas uniquement du talent ; ils se construisent par l’effort quotidien. »
Jean II Makoun invite également les jeunes à poursuivre leurs études avec la même détermination que leur passion pour le football. « Les rêves sportifs sont beaux, mais ils doivent toujours s’appuyer sur une solide formation. Le sport et l’école doivent avancer ensemble. »

Écho
Ces paroles trouvent un écho particulier auprès des nombreux dignitaires présents. Le chef du groupement Mvog-Amoug II, Jean Pierre Amougou, voit dans cette initiative une démonstration de la vitalité de la communauté. « Notre groupement grandit lorsqu’il sait réunir ses enfants autour d’un projet commun. Ce championnat n’est pas seulement une succession de matches. C’est un espace où s’expriment le respect des anciens, la fraternité entre les jeunes et la solidarité entre les familles. Nous devons préserver cet esprit qui fait la force de Mvog-Amoug II. » Pour le chef traditionnel, le football devient ainsi un patrimoine vivant, capable de transmettre des valeurs autant que des émotions.

Parmi les personnalités présentes figure également Luc Ndongo, ancien préfet et fils de Ndangueng. Il considère cette manifestation comme un exemple d’engagement citoyen. « Le développement commence lorsque les communautés prennent elles-mêmes l’initiative de créer des espaces de rassemblement. En investissant dans la jeunesse, nous investissons dans la paix, dans la cohésion sociale et dans l’avenir. Cette mobilisation est un signal extrêmement positif. »
Le chef de terre émérite invite les autres élites du groupement à accompagner ce type d’initiatives afin de multiplier les opportunités offertes aux jeunes.

Fête à l’américaine
Au bord du terrain, les riverains ne cachent pas leur enthousiasme. « Cela faisait des années que nous n’avions pas vu autant de monde réuni dans une ambiance aussi conviviale », raconte Pascal Zoa, un habitant de Ndangueng -Centre.
Jeanne Nkodo, mère de famille apprécie particulièrement la portée éducative de l’événement. « Pendant les vacances, les jeunes ont besoin d’activités qui les occupent utilement. Ici, ils apprennent le respect des règles, la discipline et l’esprit d’équipe. »
Elie Amougou, patriarche du village sourit en observant la première rencontre opposant FC Nsimalen à La Vie FC. « Nous retrouvons l’esprit des grandes fêtes communautaires d’autrefois. Aujourd’hui, le football rassemble là où beaucoup de choses divisent. »

Dans le jeu et hors du jeu
La rencontre débute finalement sous les applaudissements. Chaque équipe entre sur le terrain avec la volonté de défendre ses couleurs. Les encouragements fusent sans jamais dépasser les limites du fair-play. Les arbitres sont respectés, les joueurs se saluent avant et après chaque match. Cette atmosphère témoigne de l’état d’esprit recherché par les organisateurs.
Pour Félix Mbarga Mbarga, cette compétition répond à une conviction simple : les vacances doivent devenir une période d’épanouissement plutôt qu’un temps d’oisiveté. Le championnat entend révéler des talents sportifs, mais aussi renforcer les liens entre les différentes générations du groupement.

Au fil des heures, le terrain se transforme en véritable place publique. Les enfants jouent à quelques mètres des anciens qui commentent les actions avec passion. Les familles partagent un repas, tandis que les visiteurs venus des villages voisins découvrent une communauté fière de son identité et résolument tournée vers l’avenir.
Cette réussite tient autant à la qualité de l’organisation qu’à la mobilisation collective. Chacun apporte sa contribution, convaincu que l’intérêt général passe par l’implication de tous.

Au coucher du soleil, les derniers applaudissements résonnent encore dans le village. Les premiers résultats sportifs alimentent déjà les conversations, mais l’essentiel est ailleurs. Ce lancement, couplé à la rétrocession d’un bloc de toilettes modernes à l’École maternelle publique de Ndangueng ( œuvre entièrement financée par Félix Mbarga Mbarga), aura démontré qu’un simple tournoi peut devenir un puissant facteur de cohésion sociale lorsqu’il est porté par une vision collective.

À Ndangueng, le Championnat de vacances Mvog-Amoug II 2026 ne marque pas seulement le début d’une compétition. Il ouvre une saison de rencontres, de fraternité et d’espérance. En réunissant la jeunesse, les autorités traditionnelles, les élites et les habitants autour d’un même terrain, Félix Mbarga Mbarga a rappelé que le développement d’une communauté commence souvent par des initiatives simples, capables de redonner confiance à toute une population.
Lorsque le dernier spectateur quitte le terrain, une certitude demeure : les semaines à venir désigneront un vainqueur du championnat. Mais, pour les habitants de Mvog-Amoug II, la plus belle victoire est peut-être déjà acquise : celle d’avoir retrouvé, autour d’un ballon, le goût d’être ensemble.

Rémy Biniou

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