
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a sorti le grand missel républicain : chanter l’hymne national est, selon lui, une « obligation non négociable ».

Dans une intervention publique, le membre du gouvernement a rappelé aux responsables des Témoins de Jéhovah que la foi ne saurait, à ses yeux, servir de paravent à un refus des symboles de la nation.
S’appuyant sur une lecture théologique mêlée de civisme, Paul Atanga Nji invoque même le « bon sens » et la « conscience » enseignés par Jésus pour défendre l’idée d’une loyauté sans réserve envers les institutions. Il accuse également certains membres de cette confession de contester des campagnes publiques de santé, notamment la vaccination, le don de sang ou les transfusions sanguines.
Le ministre a lancé un avertissement aux responsables religieux : les Églises doivent être des « instruments de vie » et non des espaces de restriction. Au passage, il a également appelé à la prudence face aux prédicateurs qui voient des démons derrière chaque difficulté et multiplient les séances d’exorcisme.
Entre la chaire et le pupitre de l’État, Paul Atanga Nji rappelle ainsi une règle d’or version administrative : au Cameroun, le cantique national n’est pas une option liturgique. Le « Amen » attendu est celui de la République.


