Libre circulation en zone CEMAC : moins des tracasseries routières le long des corridors
Les délégations du Réseau des femmes actives de l’Afrique centrale (REFAC) du Tchad, Congo, de la RCA et de la Guinée Equatoriale soulignent la baisse significative des postes de contrôle au Cameroun.

La 17è édition de la Foire transfrontalière annuelle de l’Afrique centrale (FOTRAC) se tient à Yaoundé. Les délégations de Réseau des femmes actives de l’Afrique centrale (REFAC ) venues des Etats de la sous-région expriment leur satisfécit au regard des avancées considérables en matière de la libre circulation. « Jadis il y avait dix-neuf postes de contrôle pour arriver quittant du Tchad pour le Cameroun. Cette fois-ci au cours de notre voyage on observe moins de dix postes de contrôle », pavoise Catherine Djimet, Vice- coordonnatrice du Réseau des femmes actives du Tchad. Elle poursuit : « le voyage pour Yaoundé s’est bien passé sans trop des tracasseries, même si les actes de corruption persistent, malgré qu’on eût toutes nos pièces, les forces de maintien de l’ordre nous ont retenu pendant quelques minutes pour de l’argent, pratique à laquelle je n’ai pas cédé ». C’est le même son de cloche pour Flora Tatiana Akolignabode de la République centrafricaine (RCA). « En 2024-2025, l’on dénombrait 22 barrières sur la route RCA-Cameroun. Cette fois ci au niveau des frontières, nous avons traversé trois postes de contrôle à notre grande surprise. Il y a beaucoup d’amélioration contrairement aux années précédentes. Optimiste, nous pensons que les choses vont plus s’améliorer pour une libre-circulation effective non seulement pour la mobilité des personnes et des biens, et une intégration plus solide des peuples de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Blanche Emma Malegama Ebinda, directrice marketing du Congo-Brazzaville, fait savoir que le parcours routier au niveau des frontières était moins pénible. Les forces de maintien de l’ordre exigent certes les documents, la présidente Danielle Nlate nous a fourni les pièces pour dix personnes. Nous avons payé le déplacement et individuellement l’aller c’est 65000 FCFA et le retour au même prix. On n’a pas rencontré les tracasseries, on ne nous a pas dérangé. Nous présentons juste la liste de notre délégation constituée de dix personnes, les carnets de vaccination, le passeport, les CNI, on nous a demandé le laisser-passer qui est de 5000 FCFA. Nous avons fait deux jours de voyage pour rejoindre la capitale d’intégration qu’est Yaoundé. « C’est très passable au niveau des frontières voire des corridors, c’est très fluide. La libre-circulation est effective, entre les deux pays. Notre président Denis Sassou-Nguesso nous encourage et accompagne dans le processus d’intégration », lâche Blanche Emma Malegama Ebinda.
Vision commune
Il faut rappeler que les deux chefs d’Etat du Congo-Brazzaville et du Cameroun ont toujours travaillé main dans la main pour la mobilité des citoyens, renforcer les liens solides entre les deux peuples à travers les projets intégrateurs, on note les routes, les écoles. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette dynamique de nos Chefs d’Etat de soutenir l’entrepreneuriat féminin gage de l’autonomie et de faire de la FOTRAC l’outil d’intégration économique, culturelle et diplomatique des différents pays qui constituent la sous-région Afrique Centrale », fait savoir Blanche Malegama Ibinda, directrice marketing au Congo-Brazzaville. Elle poursuit : « Les levées des barrières le long des frontières montrent à suffire que les Etats de l’Afrique comprennent l’urgence de travailler en synergie, surtout dans un contexte où l’on parle de l’ouverture au marché continental, la Zone de libre-échange Continental africain (ZLECAF), un véritable atout pour les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ».
Olivier Mbessité


