Ando Naoki

Il n’est pas venu les mains vides. En visite au Cameroun, la semaine dernière, le vice-président de la Japan International Cooperation Agency (JICA), porte dans ses bagages deux décennies de coopération nippo-camerounaise et une addition plutôt consistante : plus de 646 millions de dollars d’interventions, soit environ 363,3 milliards FCFA.

Face au ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, le responsable japonais est venu mesurer le chemin parcouru, mais aussi regarder vers l’avenir. Car derrière les chiffres, la JICA a laissé quelques empreintes bien visibles : plus de 120 établissements scolaires, environ 1 500 salles de classe, la formation de près de 36 000 riziculteurs et l’accompagnement d’environ 1 500 entreprises selon la méthode Kaizen.
À la tête de l’agence japonaise, Ando Naoki défend ainsi une coopération qui privilégie les résultats tangibles et le renforcement des capacités. Infrastructures, énergie, agriculture, éducation, développement du secteur privé : la palette est large.
Le Kaizen, justement, résume assez bien la philosophie japonaise : améliorer un peu aujourd’hui pour faire beaucoup mieux demain. Une méthode appliquée aux relations avec le Cameroun qui semble avoir porté ses fruits. Reste désormais à transformer ces acquis en accélérateur de développement. Et, fidèle à la tradition japonaise, sans tambour ni trompette : efficacité d’abord, discours ensuite.


