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Les dérives mercantiles de certains prêtres

On voit des prêtres célébrer 1, 5, 10, 13, 20, 22, 26, 30, 35, 40 ou 41 ans de sacerdoce.
Les paroisses et fidèles laïcs sont financièrement et matériellement mis à contribution pour ces anniversaires. Pourtant, il y a quelques années, la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire a clairement et fermement dit non aux célébrations intermédiaires, précisant que seuls les jubilés des 25, 50, 75 et 100 ans de sacerdoce méritaient d’être célébrés avec faste et apport des communautés.

Les raisons pour lesquelles les prélats ivoiriens sont opposés aux célébrations intermédiaires sont les suivantes:
-Éviter la mondanité et le culte autour de la personne du prêtre;

-Limiter les dépenses excessives, les quêtes indues et la pression sur les fidèles catholiques pour l’organisation des festivités;
-Respecter la liturgie;

-Préserver la vocation première des églises et des paroisses qui ne doivent pas être banalisées par des célébrations d’anniversaires répétitives;

Au début de l’année pastorale 2025-2026, Mgr Ignace Bessi a rappelé à juste titre la décision de la Conférence épiscopale.
L’archevêque d’Abidjan insista aussi sur le fait que les quêtes, dons et offrandes étaient faits pour la vie de l’Église et non pour un individu, fût-il prêtre ou évêque.

Mgr Ignace Bessi a-t-il été entendu ? Rien n’est moins sûr quand on constate que certains prêtres continuent de racketter les laïcs et de siphonner les caisses des paroisses pour célébrer leur anniversaire d’ordination ou de naissance.
Mon avis est que les anniversaires autres que les jubilés d’argent (25 ans), d’or (50 ans) et d’albâtre (75 ans) doivent rester sobres, discrets et strictement personnels. Il est temps que chaque évêque mette fin à ces dérives mercantiles qui sont une atteinte au vœu de pauvreté.

Par la bouche du général François Lecointre, la France a clairement exprimé sa volonté de recoloniser l’Afrique, ce qui veut dire esclavagiser les Africains et voler leurs richesses. Pour cela, elle est prête à recruter, à armer et à financer des terroristes qui ont commencé à semer la mort et la désolation au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Certains présidents africains briguent plus de deux mandats à la tête de pays qu’ils ont appauvris et endettés. Ils arrêtent et emprisonnent quiconque ose critiquer leur calamiteuse gestion des affaires publiques. Ils pratiquent ouvertement le tribalisme et les détournements de fonds publics. Mais tous ces maux qui mettent en péril nos pays ne disent rien aux prêtres friands d’anniversaires. La seule chose qui semble les préoccuper, ce sont les fêtes et l’argent que ces fêtes permettent de récolter. Or l’expérience a montré que la course à l’argent et la recherche effrénée du confort matériel empêchent prêtres et évêques de jouer le rôle prophétique que les fidèles et le Christ attendent d’eux.

Jean-Claude Djéréké

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