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Groupement Mvog-Amoug II (Mefou-et-Afamba) : les Lionnes gagnent et inspirent un nouveau management du football féminin

Après la victoire des Lionnes indomptables à la CAN Maroc 2026, le groupement Mvog-Amoug 2 a choisi de célébrer ses championnes avec émotion et élégance. Pour Félix Mbarga Mbarga, promoteur du championnat de vacances 2026, cette performance doit surtout ouvrir une nouvelle page : celle d’un football féminin mieux organisé dans les dix villages du groupement.

Elles ont couru, résisté, douté parfois, puis elles ont gagné. Derrière leurs maillots verts, rouges et jaunes, ce sont des milliers de jeunes filles qui ont pu se reconnaître. La victoire des Lionnes indomptables à la CAN Maroc 2026 n’est donc pas seulement une ligne supplémentaire dans l’histoire du football camerounais. Elle est aussi une invitation à rêver plus grand. Dans le groupement Mvog-Amoug 2, cette victoire a été célébrée avec enthousiasme. Mais la fête avait quelque chose de particulier. Ici, on ne voulait pas seulement applaudir les championnes. On voulait parler de celles qui pourraient leur succéder.

Hommage
Félix Mbarga Mbarga, promoteur du championnat de vacances 2026, est convaincu que le moment est venu de donner au football féminin une place plus importante dans les villages. « Les Lionnes ont montré leur bravoure, leur talent et surtout leur patriotisme. Elles ont portés très haut les couleurs du Cameroun et donné un bel exemple à notre jeunesse », souligne-t-il. Et l’hommage ne s’arrête pas aux mots.

Ces femmes qui ont changé le regard
Il y a quelque chose de profondément inspirant dans ces joueuses qui entrent sur une pelouse avec la responsabilité de représenter tout un pays. Elles jouent pour elles-mêmes, bien sûr, mais aussi pour tous ceux qui les regardent. Une petite fille devant son écran ne voit pas seulement une footballeuse, elle voit une possibilité. Elle se dit peut-être qu’elle aussi peut courir sur une pelouse, porter un maillot, être applaudie, gagner une compétition, et pourquoi pas, un jour, entendre son nom dans un stade.
C’est cette force d’identification que Félix Mbarga Mbarga veut prolonger à Mvog-Amoug 2. « Nous devons profiter de cette dynamique pour encourager davantage les jeunes filles à pratiquer le football. Il ne faut pas que l’engouement disparaisse avec la fin de la compétition », explique-t-il. Une phrase qui résume tout l’enjeu : transformer l’émotion en engagement.

La gardienne, cette femme qui veille
Parmi les joueuses qui ont particulièrement retenu son attention, Félix Mbarga Mbarga cite notamment la gardienne, Mikaely Bihina. Elle est perçue comme celle qui occupe un poste singulier, presque à contre-courant. Pendant que les autres courent vers le but adverse, elle reste là, seule face à la menace. Elle doit anticiper, décider en une fraction de seconde et accepter cette étrange loi du football : une parade magnifique peut être oubliée en quelques minutes, tandis qu’une erreur peut rester longtemps dans les mémoires. « La gardienne a démontré beaucoup de courage et de maîtrise. Elle représente bien cette capacité des joueuses à ne jamais abandonner », estime le promoteur. Et c’est peut-être là que se trouve l’une des plus belles leçons de cette victoire. Dans le sport comme dans la vie, celles qui restent debout après la chute sont souvent celles que l’on finit par admirer le plus.

Dix villages, dix opportunités
Mais au-delà des performances individuelles, c’est l’avenir collectif qui intéresse Félix Mbarga Mbarga. Le championnat de vacances 2026 de Mvog-Amoug 2 comporte une compétition féminine. Une initiative que son promoteur souhaite transformer en véritable point de départ. Son ambition est claire : mettre en place et renforcer des équipes féminines dans les dix villages du groupement. « Nous avons dix villages. Nous voulons créer une véritable dynamique afin que les filles puissent jouer régulièrement, être encadrées et progresser. Le tournoi doit être un début, pas une fin », affirme-t-il.
L’idée est simple et séduisante. Chaque village pourrait devenir un petit laboratoire du football féminin. Une équipe, un encadrement, des entraînements, des matchs. Et surtout, un espace où les jeunes filles peuvent prendre confiance. Car avant de devenir une championne, il faut d’abord avoir le droit d’essayer.

Le football, une école de confiance
Pour Félix Mbarga Mbarga, le football féminin n’est pas seulement une question de buts et de trophées. Il est aussi une formidable école de confiance. « Sur un terrain, une fille apprend à prendre une décision. À demander le ballon. À faire confiance à sa coéquipière. À accepter une erreur. À recommencer. Elle découvre aussi son corps autrement : non pas comme un objet à protéger du regard des autres, mais comme un outil de mouvement, de puissance, d’endurance et de liberté. C’est cette dimension que les compétitions locales peuvent développer. Le football peut aider nos jeunes filles à prendre confiance en elles, à travailler en équipe et à comprendre qu’elles ont-elles aussi leur place dans la compétition », insiste Félix Mbarga Mbarga.
À l’heure où les Lionnes viennent de montrer leur capacité à s’imposer sur la scène africaine, le message prend une résonance particulière. Du championnat de vacances à une véritable filière. Reste maintenant à passer du rêve à l’organisation. Une équipe ne vit pas uniquement de passion. Il lui faut des entraîneurs, des équipements, des terrains, des arbitres, des dirigeants et surtout une continuité. Le championnat de vacances peut constituer cette première marche.

Pour Félix Mbarga Mbarga, l’objectif n’est pas de créer un feu de paille. « Nous voulons que les équipes féminines continuent à exister après le championnat. Il faut pouvoir identifier les meilleures joueuses et les accompagner », précise-t-il. C’est ici que la victoire des Lionnes prend tout son sens. Elle devient une source d’inspiration, mais aussi un argument.
Pourquoi une jeune fille de Mvog-Amoug 2 ne pourrait-elle pas, demain, suivre le même chemin ? Pourquoi faudrait-il toujours chercher les talents ailleurs ? Pourquoi ne pas les découvrir dans les dix villages du groupement ? Les questions sont posées. Les réponses, elles, devront se construire sur les terrains. Si la prochaine Lionne venait du village ? « Il faut parfois peu de choses pour déclencher une vocation. Un match regardé avec admiration. Une joueuse devenue modèle. Un entraîneur qui dit : « Toi, tu as quelque chose. » Un premier tournoi. Un premier but. Une première sélection. Puis, peut-être, le maillot des Lionnes. C’est toute la beauté du sport : personne ne connaît à l’avance le chemin d’une championne ».

À Mvog-Amoug 2, l’idée est donc de créer les conditions pour que les jeunes filles puissent commencer leur propre histoire.
La victoire des Lionnes a été célébrée comme il se doit. Avec de la fierté, des sourires et cette joie collective qui accompagne les grands moments sportifs. Mais la plus belle façon de leur rendre hommage serait peut-être de faire en sorte que leur victoire ne reste pas seulement un souvenir. « Qu’elle devienne une vocation. Qu’elle inspire des filles. Qu’elle remplisse les terrains. Qu’elle fasse naître des équipes. Et qu’un jour, dans l’un des dix villages de Mvog-Amoug 2, une petite fille enfile ses crampons, relève la tête et annonce tranquillement qu’elle veut devenir Lionne », explique Félix Mbarga Mbarga.
Après tout, les grandes histoires commencent rarement dans les grands stades. Elles commencent souvent quelque part entre un village, un ballon et un rêve. Et à Mvog-Amoug 2, le rêve vient de trouver dix terrains où grandir.

Ongoung Zong Bella

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