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Diplomation au GPE : une cuvée de 31 cadres d’administration au taquet

Ces derniers ont reçu leurs parchemins de fin de formation au Programme de formation en Gestion des politiques publiques (GPE) ce 22 mai 2026.

Vendredi, 22 mai 2026, à l’Hôtel Hilton de Yaoundé, l’ambiance n’était pas exactement celle commune aux cérémonies de diplomation en faveur d’étudiants fraichement sortis du système éducatif national. Pour les 31 récipiendaires du Programme de formation en gestion des politiques économiques, les élans sont surtout portés sur le souvenir de la rudesse de la formation d’une part, et sur les perspectives de transformation des modèles de travail dans leurs administrations respectives d’autre part. «Je suis personnel du ministère des Finances, précisément de la Direction des impôts. Dans le cadre de cette formation, un accent a été mis sur le cadre de l’analyse de la réforme de la nouvelle loi portant fiscalité locale. On a essayé d’avoir une vue critique de cette nouvelle législation pour voir comment l’améliorer; parce que c’est une réforme qui vient d’avoir lieu. Comment est-ce qu’elle sera mise en œuvre pour le bénéfice des populations au niveau local et comment est-ce que l’État gagnerait à l’implémenter de la façon la plus optimale dans cette nouvelle législation», explique Paulin Babagnak sur ses perspectives en lien avec son Master en gestion des politiques économiques.
Ils sont ainsi 25 apprenants de la 11e promotion à avoir achevé avec succès la formation de deux ans en vue de l’obtention d’un Master en gestion des politiques publiques. À côté d’eux, six apprenant de la 2e promotion en Data Economics and Development Policy obtiennent leurs parchemins.

Ce qui représente un pourcentage de réussite de 78%. Toutes choses qui contribuent à l’implémentation, des missions du GPE liées à la formation des cadres d’administration des États de l’Afrique centrale et des Grands Lacs. «Mon mémoire portait sur la sensibilisation des jeunes en matière de santé par le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique; parce qu’il faut le rappeler, je suis en service dans ce ministère, précisément à la Direction de l’insertion des jeunes et du volontariat. Mais le MINJEC assure également un rôle de promotion de la santé notamment auprès des jeunes. Donc dans le cadre de ce travail, nous sommes allés voir est-ce que cette sensibilisation était efficace ? Quels sont les freins ? Est-ce que les jeunes s’approprient le message ? Nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle le message est là. Les jeunes le comprennent mais le changement et le comportement ne suivent pas. Ma formation va donc aider aux besoins en statistiques. Ce qui est encore une grosse faiblesse pour nous. Je vais essayer d’apporter cette culture-là qui consiste à montrer l’importance des données; Et surtout une fois qu’on l’a collectée, l’analyser pour en structurer l’information pertinente», indique Sonia Milong, major de la promotion 2e promotion en Data Economics and Development Policy.

Les attentes sont nombreuses après la sortie de la Promotion « Richard Evina Obam », du nom du directeur générale de la Caisse de dépôt et consignations du Cameroun. Formulant ses vœux à l’endroit des récipiendaires, le recteur de l’Université de Yaoundé II a convié ces derniers à faire la différence sur le terrain : « Nous appelons ces jeunes à ne pas être des fonctionnaires ordinaires, mais à devenir des transformateurs de nos sociétés», a lancé le recteur de l’université de Yaoundé II, Richard Laurent Omgba. Un message reçu cinq sur cinq par ces décideurs ; qui ont été soumis, douze mois durant, à un rythme soutenu ; alternant au quotidien entre obligation de service en journée et suivi des cours entre 16 et 22H. «Chers lauréat, pensez votre carrière avec stratégie. Mobilisez les enseignements que vous avez reçus pour résoudre les problématiques concrètes. Notre sous-région est en construction. Elle fait face à de nombreux défis. Vous avez un rôle à jouer », ajoute le parrain de la promotion Richard Evina Obam. Et pour fixer les attentes dans les consciences, ce dernier évoque les différentes menaces sur la mise en œuvre des politiques publiques de développement. Notamment les difficultés d’accès aux financements longs pour des projets d’infrastructures, la croissance de la dette qui est passée de 44 à 70%. Une réalité qui impose dorénavant aux décideurs la capacité d’adaptation. Mais aussi d’anticipation, principalement en termes de projection, de structuration et développement des solutions.

Louise Nsana

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