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E-Gov’A 2026 : l’administration rêve de couper la file d’attente

E-Gov’A 2026 mise sur l’intelligence artificielle pour rapprocher les services publics des citoyens.

Quelques artisans de E-Gov ‘A face à la presse à Yaoundé

Et si, demain, l’administration arrêtait de demander au citoyen de venir à elle ? Un clic plutôt qu’un déplacement. Un écran plutôt qu’un dossier cartonné. Un paiement numérique plutôt qu’une poignée de billets soigneusement pliés dans une poche. La promesse a quelque chose de séduisant.

Du 14 au 16 octobre 2026, le Palais des Congrès de Yaoundé deviendra le laboratoire africain de cette administration nouvelle génération. E-Gov’A 2026 y réunira acteurs publics, entreprises technologiques, experts et innovateurs autour d’un thème qui sonne comme une petite révolution : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : pour des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papiers ».

Adieu papier ?
Dans les administrations, le papier a la résistance tranquille des vieilles habitudes. Il se multiplie, voyage de bureau en bureau, dort parfois dans des chemises avant de réapparaître au moment où personne ne l’attend plus. Le numérique veut lui offrir une retraite anticipée.

E-Gov’A entend surtout montrer ce que cette transformation peut changer dans la vie quotidienne. Les visiteurs pourront assister à des démonstrations de solutions numériques déjà déployées par des administrations et des entreprises.
Bulletin de solde délivré automatiquement, paiement numérique de taxes, déclaration de naissance ou encore utilisation de l’application Aigles : ici, l’intelligence artificielle ne sera pas seulement invitée à faire de beaux discours. Elle devra montrer ce qu’elle sait faire.

L’idée est simple : moins de déplacements, moins de paperasse, moins de temps perdu. Et, accessoirement, moins de raisons de soupirer devant un guichet.

Le continent en vitrine
Mais derrière la promesse d’une administration plus rapide se dessine une ambition beaucoup plus large. E-Gov’A veut faire circuler les expériences numériques africaines, favoriser les coopérations entre gouvernements et rapprocher les administrations des entreprises capables de leur fournir des solutions.
Le pays invité d’honneur doit ainsi présenter ses réussites en matière d’e-gouvernance, de cybersécurité ou de modernisation des services publics. Une sorte de grand marché aux bonnes idées, où chacun vient avec ses recettes et repart, peut-être, avec celles du voisin.

Dans cette Afrique qui accélère sa transformation numérique, le défi est aussi de ne laisser personne au bord du chemin. Car une administration peut être très moderne sur l’écran et très lointaine dans la réalité si le citoyen ne possède ni connexion correcte, ni équipement, ni compétences numériques.

Les champions du clic
E-Gov’A 2026 veut également braquer les projecteurs sur ceux qui fabriquent les outils de cette mutation. Les E-Government Africa & Digital Innovation Awards distingueront notamment des startups GovTech, des jeunes innovateurs, des plateformes numériques citoyennes et des acteurs de la cybersécurité.
L’événement propose également expositions, ateliers, hackathon et démonstrations.
Organisé par Smart Click Africa et Digital Business Africa, il veut réunir dans un même espace ceux qui décident, ceux qui développent et ceux qui utilisent.

Jean -René Meva’a Amougou

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