J’accuse

Je suis Jean-Claude Djereke et je voudrais rapidement réagir au meurtre d’un de nos frères, un frère de la République démocratique du Congo.

Je crois que le meurtre a eu lieu il y a deux jours en Irlande. En effet, dans la vidéo qui parle de cette triste affaire, on voit des Irlandais posant leurs pieds sur le cou de ce frère africain jusqu’à ce que mort s’en suive.
Autrement dit, ce frère africain est mort de façon atroce comme l’Américain noir George Floyd en 2020. Ce texte barbare confirme ce que disait Sarkozy le 16 mars 2023 devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale visant à établir les raisons de la perte d’indépendance énergétique de la France. Qu’est-ce que Sarkozy disait ce jour-là ? Sarkozy disait que de tous les continents, l’Europe est le continent le plus brutal, le plus sauvage, le plus barbare.
Donc, ce meurtre d’un de nos frères africains en terre européenne confirme le constat et le jugement incontestable de Nicolas Sarkozy qui lui-même est un voyou et a fait des choses graves en Libye contre Kadhafi, mais également en Côte d’Ivoire contre le président Laurent Gaubeau. Donc, ça c’est la première chose. La deuxième chose, c’est que ceux que nous appelons dirigeants africains, mais qu’on devrait appeler dirigés, ne feront rien.
Il n’y aura pas de représailles, il n’y aura pas de mesures de rétorsion, ils ne marcheront pas, etc. Pourquoi ? Parce que ce sont des aliénés. Aliénés vient du latin alienus qui veut dire qui appartient à un autre.
Nos chefs d’État sont noirs, ils ont la peau noire, mais c’est des gens qui appartiennent à leurs maîtres occidentaux. Ils obéissent aux doigts et à l’œil de leurs maîtres. Quand leurs maîtres pleurent, il faut qu’ils pleurent aussi.
Quand leurs maîtres rient, il faut qu’ils rient aussi. Et c’est ainsi qu’on a vu, lorsque il y a eu les attentats contre Charlie Hebdo, ils sont allés marcher à Paris, ce qu’ils n’ont jamais fait en Afrique, au Burkina, au Mali, au Niger, les terroristes financés par l’Occident, quand ils tuent, n’est-ce pas, des innocents. On n’a jamais vu, on n’a jamais entendu un chef d’État africain protester contre cette tuerie-là.
Voilà. Donc, nous, chefs d’État, nous ne ferons rien. C’est la deuxième chose.
La troisième chose, qu’est-ce qu’il reste maintenant pour protester ? Il reste les populations africaines. Je veux parler des étudiants, des enseignants, des ouvriers, des artisans, des écrivains, et ainsi de suite. Ce sont ces gens-là qui peuvent et qui doivent se mobiliser pour protester contre ce meurtre gratuit et barbare.
Ces gens que je viens de citer doivent aller devant l’ambassade de l’Irlande, dans chaque pays africain, pour déposer une motion de protestation. Et la dernière chose, mais ça, ça n’engage que moi, je pense que le temps du pardon a révolu. Pendant longtemps, on nous a giflé sur la joue gauche et nous avons tendu la joue droite.
Cela doit s’arrêter. Désormais, nous devons faire le œil pour œil, dent pour dent. Nous devons répondre du tac au tac.
On tue un Africain en Europe, eh bien, il faut que nous puissions rendre la pareille. Voilà ce que je voulais dire sur ce meurtre barbare d’un Africain en Irlande. Bon après-midi à tous et à toutes.
Jean-Claude Djéréké



