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JIF 2026 : Nkoteng s’éveille aux voix et aux espoirs des femmes

Le temps d’une cérémonie, la ville fait vibrer la solennité d’une énergie collective dédiée à l’égalité et à l’autonomisation.

La Minproff, Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, pendant son discours à Nkoteng

Sur l’esplanade de la place des fêtes de Nkoteng (département de la Haute-Sanaga, région du Centre), l’air vibre d’une énergie particulière ce vendredi 20 février 2026. Entre protocole bien réglé et effervescence populaire, la cérémonie de lancement national des activités de la 41ᵉ édition de la Journée internationale des femmes (JIF) montre un Cameroun rassemblé autour d’un même élan : faire progresser les droits et la place des femmes dans la société.

Très tôt, les arrivées successives transforment le site en véritable mosaïque de pagnes aux motifs éclatants, tandis que les groupes d’animation installent une ambiance chaleureuse, ponctuée de chants et de pas de danse. Dans les travées, on échange salutations et nouvelles, preuve que ces rendez-vous officiels deviennent aussi des moments de retrouvailles où l’engagement se nourrit de convivialité, et où même la solennité semble sourire. On entend des rires légers, quelques remarques amusées sur les talons et les coiffures impeccables, comme pour rappeler que la rigueur protocolaire n’exclut pas le plaisir d’être ensemble.

La cérémonie est présidée par Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), entourée d’autres femmes membres du gouvernement, notamment Nalova Lyonga et Acha Rose Fomundam. Leur présence confère à l’événement une dimension institutionnelle et symbolique, illustrant la volonté de porter au plus haut niveau les questions liées à l’égalité et à la protection des femmes. Les applaudissements ponctuent chaque intervention, et parfois un éclat de rire collectif éclaire la solennité du protocole.

Grandes lignes
Au fil des interventions, la gravité des enjeux se mêle à la chaleur des échanges. Les poignées de main, les éclats de rire et les photos souvenirs traduisent un climat de confiance, où chacun semble conscient de participer à un moment important. La cérémonie prend alors des airs de rendez-vous citoyen, où la parole publique rencontre les aspirations du terrain. Plus qu’un simple lancement, la rencontre de Nkoteng s’impose comme un signal : celui d’un engagement renouvelé en faveur d’une société plus juste et inclusive. Derrière les discours et les symboles, on ressent la conviction partagée que la promotion des droits des femmes constitue un pilier du développement national, et que ces actions collectives ne sont pas de simples formalités.

Lors de sa prise de parole, la Minproff rappelle les engagements du chef de l’État, Paul Biya, et cite sa promesse de renforcer la législation contre les violences faites aux femmes et d’accorder une attention particulière aux veuves et aux femmes vulnérables. L’assistance, attentive, accueille ces propos avec des applaudissements nourris, comme pour signifier que ces paroles doivent se traduire en actions concrètes et durables, loin des discours qui restent sur le papier.

Placée sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », cette 41ᵉ édition se présente comme une invitation à dépasser le cadre de la célébration pour engager une mobilisation nationale capable de lever les obstacles persistants. Dans les conversations en aparté, certaines participantes glissent avec humour que la JIF est aussi le moment où « les idées doivent marcher aussi vite que les discours », rappelant que l’ambition collective appelle des résultats visibles et tangibles. Les échanges montrent que même dans la solennité, la légèreté permet de renforcer la proximité et la complicité entre participantes.

En quittant la place, beaucoup gardent en mémoire cette impression singulière de vivre un instant à la fois sérieux et lumineux, avec ce mélange de respect et de bonne humeur qui rappelle qu’au Cameroun, même les grandes causes avancent avec dignité… et un brin de convivialité. L’énergie, le rire discret et la détermination se mêlent pour laisser une empreinte durable : celle d’un pays engagé, conscient que la promotion des droits des femmes n’est pas un slogan, mais un engagement quotidien.

Jean-René Meva’a Amougou

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