INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

CEEAC : les nouveaux commissaires face aux défis cruciaux de l’Afrique centrale

À Malabo, en Guinée équatoriale, le 2 mars 2026, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a franchi une étape symbolique avec l’assermentation de sa nouvelle Commission.

une séquence de la cérémonie de prestation de serment à Malabo

Devant le président en exercice, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, les commissaires ont prêté serment, marquant le début d’une période où l’efficacité, la collégialité et l’intégrité seront scrutées de près.

Les commissaires assermentés sont : Maria Mahama Chou, (vice-présidente) ; le général Babalo Mosaine Marceli ( chargé des affaires politiques et de sécurité) ; Tapira Silva Rimon Dial (aux affaires monétaires et au Marché commun) ; Lia Timua (à l’aménagement du territoire et aux infrastructures) et Barakken Eleme ( promotion du développement humain et social). Cette équipe couvre des secteurs stratégiques, de la sécurité à l’intégration économique, et incarne les nouvelles ambitions régionales.

Le président Obiang Nguema Mbasogo a rappelé que l’efficacité de la Commission dépendra de la capacité des commissaires à travailler ensemble avec esprit de concertation, respect mutuel et solidarité. Dans un contexte régional complexe, la cohésion interne sera cruciale pour répondre aux enjeux interdépendants et ambitieux.

Les défis à relever sont multiples. Sur le plan sécuritaire, la sous-région reste confrontée à des tensions transfrontalières, à des mouvements rebelles et au crime organisé. La Commission devra renforcer la coordination entre États membres et anticiper les crises. Sur le plan économique, les déséquilibres commerciaux et les contraintes budgétaires exigent une action concertée pour accélérer l’intégration régionale et consolider le marché commun.

Les infrastructures représentent un autre défi stratégique. Moderniser les transports, l’énergie et les communications est essentiel pour faciliter le commerce intra-régional et stimuler le développement. Les commissaires en charge de l’aménagement du territoire devront piloter ces projets malgré les contraintes financières et administratives.

Le développement humain et social reste également prioritaire. Améliorer les conditions de vie, renforcer l’accès à la santé et à l’éducation, et réduire les inégalités nécessiteront une vision stratégique et des partenariats efficaces avec les gouvernements et institutions régionales.

La réussite de la nouvelle Commission dépendra de sa capacité à traduire les ambitions affichées en résultats concrets et mesurables. La feuille de route est dense, mais elle offre une occasion unique de consolider la paix, de stimuler l’intégration économique et de renforcer le bien-être des populations d’Afrique centrale.

JRMA

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page