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Fotrac : espace de savoir-faire des amazones de l’Afrique centrale

Loin d’être une randonnée d’affaires au Cameroun, la Foire transfrontalière annuelle de l’Afrique centrale (FOTRAC) est ce moule de fabrique des femmes entreprenantes et autonomes, les retombées sont visibles.

La Fotrac espace de formation continue, et de renforcement des capacités du Refac.

17è édition de la Foire transfrontalière annuelle de l’Afrique centrale (FOTRAC), les délégations des femmes de l’Afrique centrale font le bilan de leurs activités jusqu’ici. Elles notent ou soulignent la plus-value de la FOTRAC. « La plus-value est que lorsqu’on rentre au pays, nous faisons la restitution, on explique aux autorités et aux femmes ce que nous avons appris. Premièrement le premier point c’est le brassage ça fait partie de la plus-value, on n’est pas venu vendre les produits, on est là pour voir ce que les autres femmes font dans leurs pays, copier et aller appliquer au Tchad », explique Catherine Djimet, Vice-coordonnatrice du Réseau des femmes actives de l’Afrique centrale (REFAC). « Je pense que la FOTRAC est un outil que les femmes africaines doivent saisir, pour faire des plaidoyers auprès des gouvernants pour que nos produits soient certifiés, épouser les normes pour le marché africain et mondial », poursuit-elle. La FOTRAC est le moule par essence des femmes qui aspirent à une autonomie protéiforme. C’est la raison pour laquelle, les conférences sont organisées, les formations sur les activités génératrices des revenus (AGR) la conférence sur la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAF) et la libre-circulation, les sensibilisations sur les règlements de la CEMAC, CEEAC, UA, et la ZLECAF. « Nous souhaitons de ce fait que les autres femmes puissent avoir la même mission, les mêmes objectifs que nous qui avons embrassé la FOTRAC comme un outil de transformation féminine », fait savoir Catherine Djimet, Vice-coordonnatrice du REFAC du Tchad.

Pour ce qui est du REFAC de la République centrafricaine (RCA) elle est composée d’une délégation de trente-trois femmes, elles travaillent de manière dans la production des produits alimentaires à l’instar de l’huile de sésame, le miel, et d’autres produits. « C’est ce qui justifie notre présence à la FOTRAC, nous ne souhaitions pas rester à la traine ou rater le train de la ZLECAF, car nous n’avons pas des partenaires pour livrer nos produits », regrette Flora Tatiana Akolignabode, membre du REFAC de la RCA. « Si nous avions des partenaires on pouvait faire mieux que ça. Néanmoins nous avons l’accompagnement technique, moral de la FOTRAC par des formations, des contacts avec les autres femmes. On fait des achats par pays interposés sous le contrôle et le regard vigilent de la présidente de la FOTRAC Danielle Nlate. Il est à noter que depuis nous sommes arrivées à Yaoundé c’est encore timide, mais les années précédentes dans la zone des trois frontières Cameroun-Guinée Equatoriale et le Gabon, nous avons assez des commandes des Gabonais, des Equato-Guinéens, et d’autres communautés, ce qui nous permet d’écouler le stock de marchandise », renchérit-elle. Blanche Emma Malegama Ibinda, directrice marketing au Congo-Brazzaville, se réjouit des atouts de la FOTRAC. « Nous sommes appelées à travailler ensemble, on apprend à travers la FOTRAC l’entrepreneuriat, surtout comment empaqueter nos produits, les certifier. Nous avançons avec les Camerounais, nous tentons de challenger avec les hommes qui occupent ce secteur d’activité au Congo, on a mis la main dans la patte pour des résultats efficaces en termes d’autonomie de la femme », conclut-elle. Elle remercie, le président de la République du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso, qui ne ménage aucun pour soutenir l’entrepreneuriat féminin pour l’épanouissement des femmes.

Olivier Mbessité

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