Ama Pierrot : et soudain Ndangueng s’est mis à danser
Le 9 août 2026, le « Très Grand Général » (TGG) a fait vibrer Ndangueng, offrant au championnat de vacances une parenthèse musicale aussi solaire que populaire, avant la grande finale du 30 août prochain

À Ndangueng, le soleil n’était pas le seul à avoir décidé de faire monter la température. Ce dimanche 9 août, le village niché à environ une trentaine de kilomètres de Mfou (dans le département de la Mefou-et-Afamba avait revêtu ses habits de fête. Sur le terrain, le football continuait de raconter ses histoires de jeunesse, de rivalités et de rêves de trophée. Mais ailleurs, une autre magie opérait. Celle d’une voix, d’une présence, d’un artiste venu rappeler que les vacances sont aussi faites pour danser.
Ama Pierrot était là
Invité spécial de Félix Mbarga Mbarga, promoteur du championnat de vacances édition 2026, l’artiste musicien a offert une prestation à la hauteur de son aura. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la scène cesse d’être une simple scène. Elle est devenue un lieu de rencontre, de sourires, de mouvements et de souvenirs. On était venu voir du football. On a finalement eu droit à une petite escapade musicale. Et personne ne semblait vouloir s’en plaindre. Tant il y avait dans l’air cette légèreté particulière des grandes journées populaires. Les enfants couraient, les jeunes se retrouvaient, les familles observaient et les téléphones, bien sûr, faisaient leur travail de témoins numériques. À chaque morceau, les bras se levaient.
Les corps suivaient. Les sourires aussi.
Sur scène, l’artiste ne se contente pas d’interpréter ses chansons. Il dialogue avec le public, joue avec les réactions, laisse monter l’ambiance avant de mieux la relancer. Une alchimie simple, presque instinctive. « Je suis très heureux d’avoir été invité à Ndangueng. J’ai ressenti beaucoup de chaleur et une véritable proximité avec les populations. La musique est faite pour rassembler et aujourd’hui, nous avons vraiment partagé quelque chose », confie le TGG. Une déclaration qui ressemble à la journée : chaleureuse, spontanée, sans prétention.
Après Jean II Makoun, ancien Lion indomptable, Ama Pierrot est la deuxième vedette internationale à fouler le sol de Ndangueng dans le cadre de cette édition. Deux univers différents, mais une même ambition : donner au championnat une dimension qui dépasse largement les limites du rectangle vert.
Le pari de Félix Mbarga Mbarga
Derrière cette effervescence, il y a un homme : Félix Mbarga Mbarga. Le promoteur du championnat a compris que le football, à lui seul, ne suffisait plus à raconter l’histoire qu’il souhaite écrire. Il faut du spectacle, de la culture, de la rencontre. Il faut surtout donner aux populations l’impression que leur village peut, lui aussi, être au centre de l’attention. « Nous voulons que les populations vivent pleinement ce championnat. Le football est notre point de départ, mais nous voulons également valoriser la culture, la jeunesse et notre territoire. La présence d’Ama Pierrot s’inscrit dans cette volonté de faire de Ndangueng un véritable espace de rassemblement », explique-t-il. Le projet prend ainsi des airs de rendez-vous populaire. Un peu de sport. Beaucoup d’émotion. Et cette envie, chez les organisateurs, de faire des vacances autre chose qu’une succession de matchs.
Pour les habitants, le changement est visible. « C’est une grande satisfaction de voir des personnalités comme Ama Pierrot venir jusqu’à Ndangueng. Cela fait plaisir et cela donne une autre image du village », témoigne un habitant.
Une jeune spectatrice, encore enthousiaste après la prestation, résume autrement l’expérience : « On était venus pour regarder le championnat, mais avec Ama Pierrot, la journée est devenue beaucoup plus belle. On espère que la finale sera encore plus grande. »
Voilà peut-être le plus beau succès de la journée : avoir créé de l’attente. Une vitrine pour la Mefou-et-Afamba.
Fabien Manda, élite du département, voit dans cette dynamique une occasion de mettre en lumière les potentialités du territoire. « Nos localités ont besoin de ce genre d’initiatives. Elles permettent à la jeunesse de s’exprimer, aux populations de se retrouver et à notre département de montrer une autre image. Lorsque le sport et la culture se rencontrent, c’est tout le territoire qui en bénéficie », souligne-t-il. Une manière élégante de rappeler que derrière la fête se joue aussi une question de visibilité.
Ndangueng n’est pas seulement un décor. C’est un territoire qui cherche à raconter sa propre histoire. Et cette histoire passe désormais par le sport, la musique, les rencontres et les personnalités qui acceptent de venir à la rencontre des populations. Le championnat de vacances devient ainsi une petite fabrique de fierté locale.
Le 30 août, la grande promesse
Mais la fête du 9 août n’était qu’un prélude. Tous les regards se tournent désormais vers le 29 août prochain, date de la grande finale au stade Saint David. Le champion de cette édition sera alors connu. Mais Félix Mbarga Mbarga ne compte visiblement pas laisser le football porter seul le poids du spectacle. Le promoteur annonce un casting intéressant. La formule est volontairement mystérieuse. Au moins, le public ndanguenois sait désormais qu’il faut s’attendre à quelques surprises. À travers le village, l’impatience commence déjà à se faire sentir.
Le stade Saint David devrait être plein. Les joueurs auront leurs crampons. Les supporters leurs maillots. Les artistes, peut-être, leurs micros. Et Ndangueng, lui, aura certainement ressorti ses habits de fête. Car le 9 août a changé quelque chose. Il suffisait, finalement, de pousser la porte. Et de laisser entrer la musique.


