A la uneENTREPRISEPANORAMA

Année scolaire 2026-2027 : plusieurs établissements clandestins dans le viseur du MINESEC

Le Ministre des Enseignements Secondaires (MINESEC) Nalova Nlyonga a fermé les collèges privés pour défaut d’autorisation d’ouverture.

L’éducation au Cameroun est entre les mains des promoteurs véreux. Ils sont mus par les idées capitalistes de s’enrichir à tous les prix, l’école est sacrifiée à l’autel de l’argent facile et de la dépravation des mœurs. Les collèges poussent dans les différents quartiers des métropoles comme des champignons. Tous les quartiers sont minés d’établissements scolaires clandestins à proximité des débits de boisson ou des jeux de hasard. A Yaoundé, Douala, Bafoussam, Buéa, Maroua, Garoua, Bamenda, le phénomène inquiète. Les maisonnettes insalubres, sans toilette, ni espaces verts, ni cantines sont érigées en lieu de savoir. « Les parents à la recherche d’établissement scolaire de qualité sont flattés par les résultats de fin d’année parfois fabriqués par les promoteurs, à travers les tracts distribués faisant le marketing d’image se ruent dans ces écoles exposant ainsi leurs progénitures à toutes sortes des dérives », confie une source sous anonyme. En dépit des fermetures de ces écoles de fortune par le Ministre des Enseignements Secondaires (MINESEC), elles sont toujours fonctionnelles ou opérationnelles.

Pour le compte de l’année 2026-2027, plusieurs établissements sont sommés de fermer leurs portes pour défaut d’autorisation d’ouverture. « Le ministère des Enseignements Secondaires a rendu public la liste des établissements privés fermés pour carences ou non-respect des formalités légales de création et d’ouverture, en vue de la rentrée scolaire 2026-2027 », peut-on lire le communiqué du MINESEC datant du 3 juillet 2026. A l’observation, toutes les dix régions sont infestées d’établissements privés clandestins. Les régions du Centre (13 établissements) et du Littoral (52 établissements) ont la palme d’or, suivies de la région du Sud-Ouest (11 établissements) l’Ouest (11 établissements). On ensuite le Nord-Ouest qui enregistre 5 établissements) la région du Sud (4 établissements) la région de l’Adamaoua clôture avec 2 établissements. Toute chose qui démontre à suffire le phénomène a la peau dure. Cette mesure sera-t-elle appliquée ?

Lorsqu’on sait qu’à chaque rentrée scolaire, plusieurs établissements fermés sur décision administrative par le MINESEC Nalova Nlyonga ouvrent leurs portes et enregistrent les élèves par voie de la corruption, et des relations haut placées dans l’establishment. Les parents ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sont habitués à ce refrain de fermeture d’établissement scolaire à la veille de la nouvelle rentrée scolaire, mais sur le terrain c’est une autre réalité. D’où l’invite du communiqué du MINESEC à plus de vigilance. La lutte contre les établissements scolaires clandestins est une affaire de tous. Il y a urgence pour les parents de consulter la liste des établissements scolaires concernés avant la prochaine rentrée scolaire prévue le 7septembre 2026 sur le triangle national, et éviter tout désagrément au cours de l’année

Olivier Mbessité

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page