Gouvernance financière : Yaoundé, capitale du contrôle monétaire francophone
Du 3 au 6 février 2026, dans la capitale camerounaise, la BEAC accueille la 16e conférence des responsables d’audit interne des banques centrales d’expression française. Un rendez-vous stratégique où transparence, maîtrise des risques et coopération institutionnelle s’imposent comme des piliers de crédibilité.

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’apprête à accueillir, du 3 au 6 février 2026 à Yaoundé, la 16e conférence des Responsables d’audit interne des banques centrales d’expression française. Cet événement de haut niveau replacera la capitale camerounaise au centre des débats sur la gouvernance financière, le contrôle interne et la gestion des risques, dans un contexte international marqué par des exigences accrues de transparence et de redevabilité des institutions monétaires.
Selon une source interne à la BEAC, cette conférence « constitue un espace stratégique de réflexion collective sur les pratiques d’audit, dans un environnement où les banques centrales sont appelées à conjuguer stabilité financière, crédibilité institutionnelle et performance opérationnelle ». La rencontre réunira des responsables de l’audit interne, du contrôle interne et de la gestion des risques issus des banques centrales et instituts monétaires francophones.
Agenda
Au programme figurent des communications techniques, des échanges d’expériences, des évaluations par les pairs ainsi que des consultations sur des problématiques communes. L’objectif est de renforcer les capacités des fonctions d’audit et d’harmoniser les standards professionnels au sein de l’espace francophone. « Il s’agit aussi de consolider la coopération entre institutions, au-delà des différences de contextes économiques », confie un cadre de la BEAC impliqué dans l’organisation.
Organisée à tour de rôle, la conférence a déjà réuni, depuis sa création, près de vingt-cinq banques centrales. Le secrétariat permanent est assuré par Bank Al-Maghrib, garant de la continuité et de la mémoire institutionnelle des travaux. Depuis 2024, la tenue de cette rencontre est alignée sur un rythme biennal, en cohérence avec celui des réunions des gouverneurs des banques centrales d’expression française.
Pour la BEAC, l’accueil de l’édition 2026 revêt une portée particulière. « C’est une reconnaissance du chemin parcouru en matière de gouvernance interne et de maîtrise des risques », souligne une autre source interne. L’institution entend mettre en avant les réformes engagées ces dernières années pour moderniser ses dispositifs de contrôle et renforcer la culture de la conformité au sein de ses structures.
Jean-René Meva’a Amougou


