A la uneCONTRE-ENQUÊTEPANORAMA

Routes communales : à l’Est, les maires passent l’épreuve du Fonds routier

Les édiles apprennent enfin que l’argent des routes se gère aussi avec des règles.

La lettre du Minat qui fait polémique

Le Fonds routier met les maires de l’Est à l’école des procédures. Ce 27 août 2026, Bertoua accueille un atelier consacré à la gestion des financements destinés aux routes communales. Les 33 communes de la région participent à cette session. Les exécutifs municipaux doivent maîtriser les mécanismes qui permettent de programmer les travaux, de passer les contrats et de traiter les paiements.

Le sujet peut sembler austère. Il ne l’est pas pour les habitants. Une route communale relie un village à un marché. Elle permet à un producteur de transporter sa récolte. Elle facilite l’accès à une école ou à un centre de santé. Quand elle disparaît sous les nids-de-poule, c’est toute une économie locale qui ralentit.

Procédures
Le Fonds routier veut donc remettre de l’ordre dans la chaîne. La programmation constitue la première étape. Les communes doivent identifier leurs priorités et adapter leurs projets aux ressources disponibles.
La passation des contrats constitue la deuxième étape. Elle impose aux maires de respecter les règles de la commande publique. Elle doit aussi éviter que les projets restent bloqués dans les méandres administratifs.
Le traitement des paiements constitue la troisième étape. Cette chaîne permet de suivre les dépenses et de renforcer leur traçabilité. Le message du Fonds routier est clair. Une route ne se construit pas avec une annonce. Elle se construit avec une programmation, un contrat, un paiement et un contrôle.

Transparence
Cette formation intervient alors que le Fonds routier renouvelle son cadre institutionnel. L’institution veut promouvoir une gestion plus rigoureuse et plus transparente de ses financements. La décentralisation place les communes au cœur du développement local. Elle leur confie des responsabilités. Elle leur impose aussi une obligation de résultat. L’argent consacré aux routes ne doit donc pas seulement être dépensé. Il doit produire des routes entretenues et praticables.

Désenclavement
L’Est possède de vastes zones rurales. Les routes communales y jouent un rôle économique majeur. Elles rapprochent les producteurs des marchés et les populations des services essentiels.
Une route dégradée augmente les coûts de transport. Elle fragilise les activités agricoles. Elle complique les déplacements. Une route entretenue produit l’effet inverse. La formation de Bertoua vise précisément ce résultat. Elle veut améliorer la capacité des communes à utiliser les ressources disponibles pour l’entretien routier.

Résultats
Les maires repartent donc avec des procédures à maîtriser. Les populations, elles, attendent des routes. C’est là que se trouve le véritable test. Les communes pourront produire des dossiers conformes et des tableaux impeccables. Mais les habitants regarderont surtout l’état de la route qui mène au marché, à l’école ou au centre de santé. À Bertoua, le Fonds routier enseigne la méthode. Sur le terrain, les populations attendent la preuve.

Ongoung Zong Bella

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page