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Changement climatique : l’emploi-vert dans tous ses charmes

L’option séduit aujourd’hui les jeunes. Ces derniers démontrent de plus en plus de l’intérêt pour les activités agropastorales qui répondent aux Objectifs du développement durable (ODD) sur l’environnement.

Il est indéniable que le Cameroun subit de plein fouet les changements climatiques. Les faits attestent de cette réalité de par les conséquences sur l’environnement, sur les vies humaines, et les animaux. Pour changer de paradigme, l’Etat encourage les jeunes pour les emplois verts. C’est le mobile de la semaine des emplois verts tenus du 16 au 20 octobre 2026 à Ngoa Ekelle, Université de Yaoundé sous les auspices de Mounouna Foutsou, ministre par intérim de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (Minefop). Le thème de cette 2è édition s’intitule : « Entrepreneuriat vert et transition écologique : quelles opportunités d’emplois durables pour les jeunes ? ». Pelote Mofor, Chef service des pâturages et des aménagements du foncier pastoral, fait la lumière sur ce que l’on entend par emplois verts. « Il s’agit de toute activité génératrices des revenus qui n’affecte pas l’environnement ». Pour être plus précis, il s’agit d’une activité de recyclage du matériau déjà présent dans la nature, que l’on peut réutiliser à d’autres fins dans l’agriculture, la pisciculture, pour les énergies renouvelables et la décoration des maisons. Brice Guillaume Etoundi Mbarga, promoteur de l’écoferme circulaire dans la localité d’Ozom dans l’arrondissement de Bikok département de la Mefou et Akono, pense la nouvelle approche dans l’activité porte ses fruits à partir du moment rien ne se perd. « Nous pratiquons l’agriculture, pour booster la production, nous n’avons plus besoin de recourir aux engrais chimiques, nous recourons aux engrais issus des animaux (les porcs) et des déchets organiques.

Ceci nous aide à faire des économies, et à ne plus dépendre des importations », explique-t-il. C’est le même son de cloche pour Christian Wuayem, agripreneur ; qui s’attaque aux maladies fongiques, fait recours au fongicides bio faits à base du gingembre qui sont moins polluantes que les fongicides chimiques, l’usage du compostage pour le diagnostic du sol et la détection des maladies des plantes et aussi pour l’obtention des données météorologiques. « Tout ceci concourt dans la lutte contre les changements climatiques, booster notre productivité, avoir des produits sains pour la consommation », fait savoir Christian Wuayem, agripreneur. L’activité se porte bien, elle est adaptée aux réalités environnementales et surtout économiques. « La méthode repose sur l’agroécologie, les engrais sont naturels, plus besoin d’aller acheter ceux-là qui détruisent les sols, les dépenses sont faibles, nous produisons tout surplace, pour une agriculture de qualité et surtout aussi pour des aliments de qualité », dit-il. Il poursuit avoir choisi l’activité pour contribuer à sa manière dans la lutte contre les changements climatiques, il l’exerce depuis cinq ans. Marie Messanga Eyenga, entrepreneur, excelle dans la « biovase » synergie, le projet met en lumière les déchets ménagers pour la fabrique du charbon écologique, et les fertilisants organiques « qui permettent d’abandonner l’agriculture surbrulis qui contribue à la dégradation de l’environnement, elle pollue l’air, nous valorisons tous ces produits et les commercialisons, tout en gardant à l’esprit de protéger l’environnement, et se projeter dans le futur via le reboisement. C’est dans ce sens que nous allons vaincre la lutte contre le changement climatique, pour une vie plus en osmose avec la nature », déclare Marie Messanga Eyenga.

Olivier Mbessité

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