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Cameroun‐France : 123,5 milliards FCFA pour un développement concret et durable

Ces financements visent à transformer les projets en résultats tangibles pour les populations tout en renforçant la résilience et la croissance du pays.

AFD -Cameroun – ensemble pour un développement et concret

Mercredi 21 janvier 2026, à Yaoundé, Alamine Ousmane Mey (ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Minepat) et Virginie Dago ( directrice de l’Agence française de développement, AFD), ont sorti leurs stylos pour signer six conventions de financement. D’un montant global de 188 millions d’euros (environ 123,5 milliards FCFA), ces conventions marquent une étape majeure dans la mise en oeuvre des projets de développement durable au Cameroun. Ils couvrent des thématiques variées mais structurantes : le renforcement de la décentralisation, la lutte contre les inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY), le renforcement des capacités des femmes entrepreneures dans les régions du Nord et de l’Est, la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux et le financement de la santé et de l’éducation de base, intégré dans le cadre du 3ᵉ C2D (ABS 2026–2027).
Pour le Cameroun, ces conventions illustrent l’importance stratégique du soutien extérieur dans des secteurs clés de l’économie et de la société.

Elles représentent un moyen concret d’accélérer des projets structurants et de répondre aux besoins fondamentaux des populations, tout en favorisant l’émergence d’infrastructures durables et adaptées aux réalités locales. Pour la France, ces engagements traduisent sa volonté d’accompagner le développement africain tout en consolidant des relations économiques et historiques de longue date. Au‑delà du simple financement, ce partenariat permet également un transfert de compétences, un renforcement institutionnel et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation plus efficaces, garantissant que les projets ne restent pas sur le papier mais produisent des effets visibles sur le terrain. Par ailleurs, la coopération crée un espace d’innovation partagée, où des solutions françaises adaptées aux contextes africains peuvent être testées et améliorées, renforçant ainsi la dimension bilatérale du développement.

Si ces conventions démontrent l’efficacité d’un partenariat structuré, leur succès dépendra néanmoins de la capacité du Cameroun à gérer ces projets avec rigueur et transparence. L’enjeu dépasse le simple aspect financier : il est aussi politique et social. Ces fonds doivent produire des résultats tangibles pour la population, et le rôle du MINEPAT et de l’AFD sera central, tant dans la planification que dans l’évaluation des impacts.

Au‑delà de la signature protocolaire, ces conventions reflètent une stratégie de long terme, centrée sur le développement durable et l’inclusion sociale. Elles inscrivent la coopération Cameroun–France dans une dynamique de transformation concrète et mesurable, démontrant que l’action conjointe des deux pays peut se traduire par des projets visibles et utiles au quotidien des citoyens, tout en renforçant la stabilité et la résilience du Cameroun face aux défis contemporains

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