Lutte contre les flux financiers illicites : la CEMAC opte pour une offensive coordonnée
Réunis à Libreville, les régulateurs financiers de la CEMAC ont franchi un cap décisif. Lundi 23 mars 2026, la Commission bancaire de l’Afrique centrale.

La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale et les Agences Nationales d’Investigation Financière (ANIF) ont scellé un accord de coopération stratégique. L’objectif est renforcer la stabilité du système financier sous-régional et intensifier la lutte contre les flux financiers illicites. Cet accord marque une nouvelle étape dans l’intégration financière de la sous-région. Il vise à améliorer la circulation de l’information entre les institutions, tout en consolidant les mécanismes de supervision. En ligne de mire : le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, deux menaces majeures pour la crédibilité économique des États membres.
Pour le Secrétaire général de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale, Salvador Mangue Ayingono, cette initiative traduit une volonté claire de convergence. Il y voit «une synergie renforcée» capable de garantir un environnement financier plus sûr. Même lecture du côté de la COBAC, où Marcel Ondele souligne l’ancrage de cet accord dans le plan stratégique 2025-2029, dit OWALI, orienté vers la résilience bancaire et l’alignement aux standards internationaux.
Au-delà de l’aspect technique, les autorités entendent envoyer un signal fort. La CEMAC affiche désormais une posture plus offensive face aux flux financiers illicites. En renforçant la coopération entre ses organes de régulation, elle ambitionne de protéger l’intégrité de son système financier et d’accroître son attractivité. Dans un contexte international marqué par l’exigence de transparence, cette initiative pourrait repositionner la sous-région comme un espace financier plus crédible.
Jean René Meva’a Amougou



