Index du terrorisme dans le monde 2026 : baisse de l’intensité du terrorisme au Cameroun
Cette réalité se traduit par une baisse des attaques ainsi que décès inhérent aux exactions des groupes armés non étatiques.

Le nombre de morts dues au terrorisme est passé de 222 à 81 entre 2024 et 2025, ce qui représente une réduction du 64% du nombre e victimes tombées au Cameroun. A en croire l’Index mondial du terrorisme 2026, cela s’explique en grande partie par: «Une baisse d’activités de Boko Haram, le nombre d’attaques du groupe passant de 77 en 2024 à 43 en 2025». La situation sécuritaire du Cameroun n’en reste pas moins préoccupante cependant. Le pays est secoué en interne par la présence de groupes armés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. De plus la porosité des frontières avec le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique et son ouverture sur le Bassin du Lac Tchad y font prospérer des menaces sécuritaires d’envergure.
«Boko Haram, son groupe dissident Province de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest et Alqaeda-ansaru ont tous utilisé les frontières poreuses de la région pour maintenir et étendre leurs opérations. Les frontières de l’époque coloniale traversent les communautés ethniques et des régions reculées, créant des zones mal surveillées que les militants exploitent pour trouver refuge, de déplacer et s’approvisionner», souligne le rapport de l’Institut pour l’économie et la paix. Résultat: plus de 15 000 personnes ont été tuées lors d’attaques terroristes au Nigeria, au Tchad, au Cameroun, avec plus de 4000 incursions enregistrées.
Une région instable
L’Afrique subsaharienne toute entière reste instable, avec six pays figurant dans le top 10 des contrées les plus touchées par le terrorisme. Notamment le Burkina Faso (2e pays le plus touché au monde), le Niger (2e) le Nigeria (3e), le Mali (4e), le Nigeria (4e), la Somalie (5e), la République démocratique du Congo (6e). Le cas spécifique de l’insécurité dans la zone du Lac Tchad est la résultante d’une réponse fragmentée avec des initiatives régionales à la peine, et une géographie difficile. Toutes choses qui rendent difficiles la lutte contre le terrorisme dans la zone. A cela, s’ajoutent une montée en puissance de la radicalisation des jeunes portée par des facteurs socio- économiques et politiques.
Louise Nsana



