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Henri Eyebé Ayissi

Au Cameroun, les conflits de terre ne se limitent plus aux tribunaux ou aux bureaux du cadastre : ils traversent villages, familles et communautés, fragilisant parfois le vivre-ensemble. Face à cette réalité, le ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebé Ayissi, appelle à faire de la « Paix foncière » une priorité nationale.

Dans un message rendu public le 22 juin, le membre du gouvernement invite chaque citoyen à devenir un artisan de la concorde autour de la terre, ce patrimoine commun qui nourrit autant les économies locales que les identités communautaires.
Respect des lois, protection des droits coutumiers, lutte contre les immatriculations irrégulières et tolérance zéro contre la corruption figurent parmi les engagements proposés.

Le ministre insiste particulièrement sur la préservation des droits des communautés traditionnelles et des groupes vulnérables, considérés comme les premiers remparts contre les tensions sociales. Pour lui, une gouvernance foncière plus juste et plus transparente constitue un levier essentiel de stabilité dans les villages comme dans les villes.
À l’heure où la réforme foncière se poursuit, Henri Eyebé Ayissi voit dans ce « consensus minimum national » un moyen de consolider la cohésion sociale et de préserver la paix entre les communautés camerounaises.

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