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Ambassade de Chine au Cameroun

À Yaoundé, les drapeaux étaient immobiles mais la mémoire, elle, demeurait en mouvement.

Le 24 juin dernier, l’ambassade de Chine au Cameroun a célébré le 80e anniversaire des procès de Tokyo, ce rendez-vous judiciaire qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, posa les jalons du droit international contemporain en jugeant les responsables de l’expansionnisme japonais en Asie.

Dans les salons de la représentation diplomatique chinoise, le message s’est voulu clair : les verdicts rendus à Tokyo appartiennent au patrimoine juridique et historique mondial. Ils traduisent la volonté des nations victorieuses et des peuples victimes de l’agression fasciste de faire prévaloir la responsabilité sur l’oubli.

Entre devoir de mémoire et plaidoyer pour la préservation de l’ordre international né après 1945, la cérémonie de Yaoundé a réaffirmé le refus de toute tentative de réécriture de l’histoire ou de banalisation des crimes de guerre. Huit décennies plus tard, l’écho des procès de Tokyo continue ainsi de résonner jusque sous le ciel camerounais.

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