Art plastique, manucure-pédicure et couture : les jeunes vacanciers à l’école du savoir-faire
Le Musée national de Yaoundé accueille les élèves durant ces congés pour les former dans divers domaines d’activités. L’objectif est : de les affranchir de l’oisiveté, de la dépendance aux outils numériques.

Le Musée national de Yaoundé offre un espace de convivialité, de socialisation aux jeunes vacanciers. Il extériorise le talent latent et l’esprit de créativité chez ces derniers. D’ailleurs tout un bloc est destiné aux activités de vacances. « Nous formons les jeunes vacanciers dans le dessin, peinture, sculpture, céramique, en un mot l’art plastique » confie Constant Nzoda Tallé, artiste plasticien. L’art plastique n’a pas d’âge. Depuis le départ des congés, l’on accueille les enfants de 3, 4, 5 ans et plus. La formation à bas âge poursuit plusieurs objectifs : il faut affranchir les vacanciers de l’oisiveté, de l’errance au quartier, de la dépendance aux outils numériques (les écrans, téléphones portables) qui ne sont pas contrôlés à l’insu des parents, et surtout protéger les enfants des prédateurs sexuels. « Les parents souhaitent joindre l’utile à l’agréable.
Les vacances sont faites pour le repos certes, c’est aussi une occasion de faire découvrir aux enfants d’autres réalités de la vie. Il n’y a pas que l’école, il y a aussi l’école de la vie. Ils viennent à cet effet inscrire leurs progénitures pour les épargner de plusieurs maux du quartier, question aussi de vaquer paisiblement à leurs activités quotidiennes », fait savoir Constant Nzoda Tallé, artiste plasticien. Les enfants inscrits au Camp de vacances sont disciplinés, ils font preuve d’écoute à l’égard des encadreurs. « Les enfants assimilent ce qu’on leur donne comme savoir, nous faisons plus d’activités pratiques, moins de théories, les enfants aiment bien le dessin, jusqu’ici nous avons des meilleurs rapports entre élèves et leurs parents », confie l’artiste plasticien.
Esthétique
En dehors du pole Art plastique, il y a le pole bien-être esthétique il renferme la manucure, pédicure, la couture. Chaque vacance, on organise les vacances utiles et agréables pour les jeunes filles. « Ici nous formons les jeunes filles en bien-être esthétique et mode design, pour leur montrer le bienfondé des métiers artisanaux, notre souhait est qu’un enfant de dix ans, onze ans et vingt ans sache faire quelque chose pour qu’il sache produire ses revenus le week-end, après les cours », fait savoir Françoise Hagbe Ngo, Epse Benga, présidente de l’Association d’esthétique de la coiffure africaine (Escoaf). On accueille les enfants de différents âges le perlage on a les enfants de 4, 5, 7 ans, à la couture il y a les filles de 18 ans et 20 ans. Les parents sont satisfaits des jours que leurs progénitures passent au Musée national. L’objectif de ce pôle est d’autonomiser les jeunes filles c’est ce qui justifie le thème de l’association « Identité culturelle de la femme à travers l’art capillaire » parce qu’une femme qui n’a pas de métier, c’est difficile, elle sera abandonnée à elle-même, en revanche une fille ou femme formée s’épanouit, produit ses revenus, et s’affranchit de la dépendance financière. « Nous lançons des formations gratuites, mais le constat est décevant les jeunes femmes n’adhèrent pas », regrette Françoise Hagbe Ngo.
Olivier Mbessité



