Afrique centrale : une nouvelle voix consultative voit le jour

L’Afrique centrale se dote d’un nouvel instrument de concertation. Réunis les 25 et 26 juin 2026 à N’Djamena, au Tchad, les présidents des Conseils économiques et sociaux de sept pays de la sous-région ont officialisé la création de la Conférence des Conseils économiques et sociaux d’Afrique centrale (COCESAC).

Cette nouvelle instance ambitionne de renforcer le dialogue entre les institutions consultatives et de contribuer à une meilleure gouvernance régionale.
La COCESAC rassemble les Conseils économiques et sociaux du Cameroun, du Tchad, du Gabon, du Congo, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et de la Guinée équatoriale. À travers ce cadre permanent de coopération, les États membres entendent mutualiser leurs expériences, harmoniser leurs réflexions et faire émerger des propositions communes sur les grands défis économiques, sociaux, environnementaux et culturels auxquels la sous-région est confrontée.
Les travaux de N’Djamena ont été marqués par l’adoption de la Charte de N’Djamena, texte fondateur qui définit les missions, les principes de fonctionnement et les ambitions de cette nouvelle organisation. La COCESAC se veut un espace de dialogue capable d’accompagner les politiques publiques, de promouvoir la participation des forces vives et d’encourager une intégration régionale davantage fondée sur la concertation.
Les participants ont également procédé à la mise en place des premiers organes dirigeants. La présidence de la Conférence a été confiée au Tchad, tandis que le Gabon occupera la première vice-présidence. Cette gouvernance devra désormais traduire les engagements pris en actions concrètes, dans une région où les défis de développement, de cohésion sociale et de diversification économique appellent des réponses concertées.
Avec la création de la COCESAC, les Conseils économiques et sociaux d’Afrique centrale franchissent une étape institutionnelle importante. Au-delà de la symbolique, ils affichent leur volonté de devenir une force de proposition au service de l’intégration régionale et du développement durable, en faisant entendre la voix des acteurs économiques, sociaux et de la société civile auprès des décideurs publics.
Bobo. Ousmanou.



