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Commerce transfrontalier : le projet PAMOZ, nouvel outil de l’intégration régionale

L’initiative vise dans l’optique de renforcer les échanges commerciaux intra africains en Afrique centrale.

L’Afrique centrale est l’espace communautaire le moins intégré du continent. Les échanges commerciaux y restent faibles. Toutes choses qui plombent l’idée d’une sous-région unie et forte. Fort de ce constat, les autorités ne ménagent aucun effort pour rapprocher les peuples de l’idéal commun qu’est le vivre ensemble. C’est ce qui justifie le lancement le 6 octobre dernier à Yaoundé du Projet d’appui Bad-OIM à la mobilisation de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAF) au profit du commerce transfrontalier (PAMOZ). Les objectifs du projet visent les corridors Douala-Bangui (RCA), et Douala-Kousseri pour le Tchad. Selon Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le choix se justifie par l’importance stratégique des pays frontaliers du Cameroun. Mais aussi par leur exposition à des pressions génératrices de fragilité. L’Objectif est de : « faire du commerce une réponse aux fragilités, un levier de résilience pour les populations et un moyen d’offrir aux jeunes et aux femmes davantage d’opportunités, afin que la migration, lorsqu’elle a lieu, relève du choix et non de la nécessité », précise le Chef de mission de l’OIM.

Le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana (MINCOMMERCE), va plus loin pour donner les mérites de ce projet.« Il est pertinent, d’autant il s’inscrit volontairement ou involontairement dans le droit fil de l’architecture même de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine qui s’appuie précisément sur les communautés économiques régionales existantes, conçues comme des espaces de coopération et de renforcement de l’intégration au sein desquels les Etats développent des mécanismes communs en matière de commerce, de circulation des personnes, de transport, d’investissement, de politiques économiques et de développement des infrastructures », explique le MINCOMMERCE. Il poursuit : « Il s’agit d’une belle convergence de vues et de visions, tant il est le projet Bad-OIM met justement l’accent sur les données relatives à la mobilité, le développement économique et l’inclusive, ainsi que la gouvernance et la gestion durable des frontières et vise à renforcer la contribution du commerce transfrontalier à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, en particulier au bénéfice des populations situées le long des corridors et des frontières ».

Selon Luc Magloire Mbarga Atangana, il y a lieu de féliciter l’OIM et le Bad, d’avoir pris pour cible l’Afrique centrale dans le cadre du projet PAMOZ, pour faire de l’Afrique la première puissance commerciale mondiale. Des atouts existent, l’Afrique compte aujourd’hui plus 1 milliards de population disséminés sur les 54 Etats signataires de l’accorde de Kigali. On se projette en 2050 à 2 milliards 500 mille habitants. Grace à cet outil, le phénomène des migrations va changer de paradigme, il faut savoir le mettre en œuvre pour intéresser les jeunes et les femmes. « Il ne peut réussir que si les acteurs comprennent le sens de l’initiative et adhèrent. Nous allons continuer de travailler ensemble, nous allons les réunir, les sensibiliser, je lance un appel aux jeunes et femmes, et acteurs sociaux qu’ils viennent s’approprier le projet, sinon, ça risque d’être un autre machin », fait savoir Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce.

Olivier Mbessité

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