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Argent, tabous et solutions : Libreville met la finance sur la table

À l’occasion de la Global Money Week, la COSUMAF et l’OCDE organisent le 20 mars 2026, dans la capitale gabonaise, une journée de conférences pour parler d’argent sans détour et démocratiser l’éducation financière en zone CEMAC.

Dans le cadre de la Global Money Week, COSUMAF et l’Organisation de coopération et de développement économiques donnent rendez-vous le 20 mars 2026 au siège de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances à Libreville pour une journée de conférences consacrée à l’éducation financière. L’événement, diffusé en direct sur les plateformes numériques de l’institution, réunira chercheurs, praticiens et acteurs de la société civile autour de trois panels destinés à lever un tabou encore bien ancré : parler d’argent en public.

Le premier panel, intitulé « Gérer son budget : femmes, lever les freins à l’épargne », place la question de l’inclusion financière au cœur du débat. Dans une région où les femmes restent largement sous-représentées dans les circuits formels d’épargne et d’investissement, plusieurs intervenantes partageront leurs expériences et analyses pour identifier les obstacles et proposer des pistes d’action.

Cathérine Teya, Aurore Moore Eya et Obiana Sandra ouvriront les échanges, rejointes par Cornelia Ossoucah et la plus jeune du plateau, Andeme Ovono Arla Mary Brenda. Entre témoignages personnels, constats économiques et propositions concrètes, ce premier temps fort entend transformer un diagnostic souvent répété en véritable feuille de route pour l’autonomisation financière des femmes dans la zone Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale.

Le deuxième panel, « Les questions à se poser pour épargner et investir », s’attaque à un autre défi : rendre la finance compréhensible et accessible. L’objectif est de répondre aux interrogations que se posent de nombreux citoyens face aux marchés financiers : comment bâtir une épargne durable, à quel moment investir et avec quels outils ?

Chitou Abdel-Fadel et Gildas Ndzengue apporteront l’éclairage des praticiens, tandis que Beninga Lionel et le Dr Franck Armand Makaya enrichiront la discussion d’une perspective académique. L’ambition affichée est simple : fournir aux citoyens des repères clairs pour prendre des décisions financières sans se laisser intimider par le jargon économique.

La science prend la parole
La journée se conclura avec le panel « Éducation financière : le regard des enseignants-chercheurs », consacré aux fondements d’une culture financière durable. Djikoloum Guessimbaye Aimé, le Dr Bekono Nkoa Wilfried, la Dr Marina Matsanga Nziengui et le Dr Baro Oloungha Stéphane Said y analyseront les conditions nécessaires pour inscrire l’éducation financière dans la formation des jeunes générations et dans les politiques publiques.
Au-delà des conférences, l’enjeu est culturel : transformer une relation souvent silencieuse ou anxieuse à l’argent en une pratique éclairée et assumée.

Dans une région où le marché financier ne compte qu’environ 20 000 comptes titres pour près de 60 millions d’habitants, l’initiative apparaît comme un pas supplémentaire vers la démocratisation de la finance. Autrement dit, à Libreville, le 20 mars, l’argent ne sera plus un sujet qui se chuchote… mais un thème que l’on débat, chiffres à l’appui et idées à la clé.

Tom

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