Au FEICOM : Cap sur la finalisation de la sous-stratégie genre 2026-2028

L’atelier y relatif a réuni les parties prenantes pour valider un outil stratégique intégrant législation, gouvernance, autonomisation des femmes et jeunes filles, et adaptation au changement climatique.

Du 27 février 2026, l’atelier de finalisation de la sous-stratégie genre du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal pour la période 2026-2028 a ouvert une étape décisive dans la planification stratégique de l’institution. Cette rencontre, qui réunit l’ensemble des acteurs impliqués dans la promotion de l’égalité entre les sexes, vise à finaliser un document structurant et opérationnel, capable de guider les interventions du FEICOM et d’intégrer de manière systématique la dimension genre dans l’ensemble de ses programmes. Les travaux s’inscrivent dans une logique d’institutionnalisation du genre au sein des collectivités territoriales décentralisées et de renforcement de la capacité de l’institution à répondre aux défis contemporains.
Cinq grands enjeux structurent l’atelier : l’alignement législatif, la conformité à la gouvernance, l’intégration effective du genre dans les processus décisionnels, l’autonomisation des femmes et jeunes filles, et la prise en compte des impacts liés au changement climatique. Ces priorités traduisent la volonté du FEICOM de concevoir une stratégie cohérente avec les normes nationales et internationales en matière de genre et de développement durable. Chaque axe répond à une dimension spécifique : l’alignement législatif assure la conformité avec le cadre juridique en vigueur ; la gouvernance garantit l’efficacité et la transparence dans la mise en œuvre ; l’intégration du genre vise à corriger les inégalités structurelles ; l’autonomisation des femmes et jeunes filles contribue à l’inclusion sociale et économique ; et la dimension environnementale prévoit la résilience des actions face aux effets du changement climatique.
Dans son allocution, Philippe Camille Akoa, directeur général du FEICOM, a insisté sur l’importance de produire « un document à la fois pragmatique et opérationnel, capable d’être utilisé quotidiennement par nos équipes et par les collectivités ». Il a rappelé que la sous-stratégie genre ne doit pas rester un simple texte de principe, mais constituer un guide concret pour transformer les pratiques institutionnelles et locales. « L’intégration du genre n’est pas seulement une obligation réglementaire », a-t-il ajouté, « c’est un levier stratégique pour le développement inclusif et durable de nos collectivités ».
Les participants à l’atelier, composés de représentants du FEICOM, des ministères en charge de la Femme et de la Décentralisation, ainsi que d’instances internationales comme ONU-Femmes, se sont engagés à relire, amender et valider le document. Les contributions de ces parties prenantes permettront d’enrichir le texte, d’apporter des recommandations pratiques et de garantir que la sous-stratégie genre soit à la fois réaliste, pertinente et adaptée aux besoins des collectivités territoriales. L’intégration des perspectives des partenaires internationaux assure également un alignement avec les meilleures pratiques et renforce la crédibilité du document.
Au-delà de la validation du texte, l’atelier a pour objectif de produire un outil stratégique opérationnel. La sous-stratégie doit servir à institutionnaliser la prise en compte du genre dans toutes les interventions du FEICOM, à renforcer les capacités internes de l’institution et à améliorer l’accompagnement des collectivités territoriales décentralisées. « Nous devons nous assurer que chaque action que nous finançons, chaque projet que nous accompagnons, intègre la dimension genre », a souligné Philippe Camille Akoa, rappelant l’importance de la cohérence entre la stratégie et les programmes opérationnels. Cet outil constitue un levier pour favoriser l’égalité des chances et la participation effective des femmes dans le développement local. Il permettra également d’identifier les axes prioritaires pour le financement de projets inclusifs, la mise en œuvre de programmes de formation et la sensibilisation des acteurs locaux aux questions de genre et de gouvernance.
En matière de suivi, l’atelier a prévu la mise en place de mécanismes d’évaluation et de monitoring afin de s’assurer que les recommandations et actions prévues dans la sous-stratégie soient effectivement mises en œuvre. Ces mécanismes permettront de mesurer l’impact des interventions sur l’autonomisation des femmes et jeunes filles, sur l’amélioration de la gouvernance locale et sur la résilience des collectivités face au changement climatique. L’accent sur le suivi et l’évaluation traduit une approche orientée vers les résultats, garante de la pertinence et de l’efficacité de la sous-stratégie sur le terrain.
JRMA


