FEICOM : le premier rang sans changement
La nouvelle classification des établissements publics confirme sa solidité financière et ses performances.

Le verdict est tombé, et il ne bouleverse pas la hiérarchie. Le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM) conserve sa place au sommet des établissements publics camerounais. Suivant l’arrêté n° 00000016/MINFI du 13 août 2026 portant classification par catégorie des établissements publics, l’institution demeure classée en première catégorie. Une position qui vient conforter, chiffres à l’appui, la robustesse de son modèle et la régularité de ses performances.
Le statu quo qui vaut quitus
Pas de déclassement, pas de changement de catégorie : le FEICOM reste dans le premier cercle. La décision du ministre des Finances intervient au terme d’un exercice de classification fondé sur plusieurs indicateurs, notamment la solidité financière, le budget moyen et les performances enregistrées au cours des exercices 2022, 2023 et 2024.
Derrière ce classement administratif se lit donc une appréciation plus large de la capacité des établissements publics à tenir leurs équilibres financiers et à produire des résultats. Pour le FEICOM, le maintien en première catégorie apparaît comme une confirmation de la trajectoire suivie ces dernières années.
Des performances passées au crible
La classification ne repose pas sur une simple photographie comptable. Elle prend en compte trois années d’exercice, permettant ainsi d’apprécier la constance des performances plutôt qu’un résultat ponctuel. Les exercices 2022, 2023 et 2024 constituent ainsi la période de référence. Budget moyen, solidité financière et performances réalisées ont été passés au crible pour établir une hiérarchie entre les établissements publics.
Dans ce dispositif, le maintien du FEICOM en première catégorie traduit la capacité de l’institution à préserver ses fondamentaux sur la durée. Un signal qui intéresse particulièrement les collectivités territoriales décentralisées, bénéficiaires de l’action du Fonds.
Au service des CTD
Créé pour accompagner le développement des collectivités territoriales décentralisées (CTD), le FEICOM occupe une place stratégique dans l’architecture de la décentralisation au Cameroun. Ses interventions contribuent notamment au financement des investissements communaux et intercommunaux.
Cette mission donne une portée particulière à son classement. La solidité de l’établissement constitue en effet un levier pour la continuité de ses interventions auprès des communes. Infrastructures, équipements et projets de développement local nécessitent une institution capable de mobiliser et d’orienter durablement des ressources. La première catégorie apparaît ainsi moins comme une distinction honorifique que comme un indicateur de capacité opérationnelle.
Une confiance à transformer
Le maintien dans le haut du tableau constitue également un défi. Dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de gouvernance publique, de performance et de soutenabilité financière, le classement appelle autant à la satisfaction qu’à la vigilance.
Pour le FEICOM, l’enjeu consiste désormais à consolider les acquis, améliorer continuellement ses performances et renforcer son impact territorial. Car derrière les catégories administratives se trouve une réalité très concrète : celle des collectivités qui attendent des financements et des projets capables de transformer durablement leur environnement.
Le classement du 13 août 2026 offre donc au FEICOM une photographie favorable. Mais le véritable test reste celui de l’action : convertir cette solidité financière en investissements visibles, utiles et durables au bénéfice des territoires.
Première catégorie aujourd’hui, exigence de performance demain : le FEICOM conserve son rang, mais surtout la responsabilité qui l’accompagne.
Ongoung Zong Bella



