Marcel Rodo

À Kartoua, la terre de ses ancêtres l’a accueilli une dernière fois. Mais c’est tout le Mayo-Danay qui pleure Marcel Rodo, décédé le 16 octobre à Maroua, à l’âge de 80 ans, des suites d’une courte maladie. Avec lui disparaît une figure familière de la vie politique locale, un homme dont la rigueur dissimulait mal une profonde générosité.

Inspecteur des Régies financières hors hiérarchie, formé à Clermont-Ferrand, ancien directeur général de l’Imprimerie nationale et conseiller régional de l’Extrême-Nord, Marcel Rodo aura traversé la vie publique avec une conviction chevillée au corps : servir. Servir l’État, son parti, mais surtout les siens, dans ce Mayo-Danay auquel il était viscéralement attaché.
Lors de ses obsèques, une foule immense s’est rassemblée autour de sa dépouille. Sous les prières de l’Église fraternelle luthérienne du Cameroun, les témoignages ont dessiné le portrait d’un homme entier. Sa fille aînée, Hélène Rodo Lissou, ses compagnons politiques et les élus locaux ont évoqué un père aimant, un militant intrépide et un homme de cœur, toujours disposé à soutenir les autres.
Son départ laisse un vide que les hommages ne suffiront pas à combler. À Vélé, son empreinte politique demeure. Son héritage, lui, se mesure autant aux combats menés qu’aux mains tendues. Marcel Rodo s’en est allé, mais son exigence d’engagement et son attachement au Mayo-Danay restent un legs pour les générations futures.


