Rationalisation des Cers : vers une réunion tripartite Cemac-Ceeac-Copil-Cemac
Le président de la Commission de la Cemac, Balthasar Engonga Edjo’o en a porté la demande au ministre de l’Économie du Cameroun Alamine Ousmane Mey le 18 mai 2026.

Ce 18 mai 2026, Baltasar Engonga Edjo’o, président de la Commission de la CEMAC était demandeur d’une autorisation du ministre Alamine Ousmane Mey pour l’organisation d’une réunion tripartite CEMAC-CEEAC-COPIL-CEMAC sur la rationalisation des communautés économiques régionales de l’Afrique centrale. La démarche inhérente a reçu l’accord de principe du membre du gouvernement. Ce d’autant plus qu’elle s’inscrit dans la continuité d’échanges tenus entre les parties à Bangui le 1er avril dernier, en marge de la prestation de serment du président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Lesquels échanges ont permis de faire sauter le verrou de l’absence de rapprochement direct entre les deux organisations régionales
«Nous voulons croire qu’en lien avec la mission donnée au président de la République concernant la rationalisation de nos institutions sous régionales, nous travaillons sur la phase finale de la discussion que vont présenter la CEMAC, la CEEAC et le Copil-CEMAC et différents partenaires techniques afin qu’en fonction de la feuille de route, nous puissions discuter des sujets pendants et présenter littéralement au président de la République, en charge de cette mission importante, les résultats finaux de notre travail, de nos discussions et de nos échanges», déclarait le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
L’audience tenue à Yaoundé traduit la volonté des parties à accélérer d’un commun engagement le processus de fusion dans l’espoir de l’organisation prochaine du Sommet CEMAC-CEEAC, initialement prévu le 18 juillet 2025 avant d’être reporté sine die. Malgré des pesanteurs, le processus de rationalisation des Cers connait quelques avancées notables.
Notamment en ce qui concerne l’adoption d’instruments favorisant l’institution de la nouvelle communauté. A savoir notamment le traité de la nouvelle communauté, la convention sur le Parlement communautaire, la Haute autorité monétaire et bancaire, la Haute autorité des marchés financiers. D’autres instruments dont celui sur la Cour de justice, la Cour des comptes, restent à parfaire. S’agissant du Plan de transition de passage vers la nouvelle communauté économique, qui prévoit 24 mois de transition, celui bien que déjà validé doit subir une mue dans le but de dégager des hypothèses de sa mise en œuvre.
Louise Nsana



