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20 mai 2026 au Cameroun : la communauté adventiste du septième jour célèbre l’unité

Pour l’Église, l’unité reste le socle de la prospérité et d’un climat social apaisé.

Union d’espérance pour l’unité du Cameroun

L’Église Adventiste du Septième Jour s’est faite force de proposition à l’occasion de la 54e édition de la Fête de l’Unité nationale au Cameroun. Par le biais d’une communion avec les forces armées camerounaises, cette dernière a posé les jalons spirituels d’une unité nationale porteuse de prospérité, de justice et de paix. «L’Eglise Adventiste du Septième Jour salue la notion de l’unité au Cameroun. Et en rapport avec l’unité, deux épisodes illustrent sa position. En Genèse 11, nous avons la valeur de l’unité lors de la construction de la Tour de Babel. Dieu va faire un constat et il dira que voici maintenant les hommes ont un même langage et une même pensée et c’est ce qu’ils ont entrepris. Avec ça, rien ne peut les empêcher d’atteindre leurs objectifs. Quand on va dans le livre des Actes des apôtres, il y est dit que les premiers chrétiens avaient tout en commun. Ils apportaient aux pieds des apôtres tout ce qu’ils avaient et se le partageaient. La suite dit qu’il n’y avait plus d’indigents parce qu’ils étaient animés d’un tel élan. C’était vivre l’un pour l’autre. La bible nous montre donc que l’unité, c’est le socle de la ùprospérité », souligne le Pasteur Guy Merlin Bassoung, Aumônier des forces armées camerounaises.

Ce message porté à Bafoussam le 15 mai 2026 opère une incursion dans le fonctionnement de la société camerounaise. Laquelle est marquée ces dernières années par la montée du repli identitaire, de l’extrémisme violent, la persistance des inégalités, de l’exclusion et la marginalisation, de la criminalité et des violences basées sur le genre, de la corruption et la perte des repères moraux. Il se veut une boussole pour une direction nouvelle dans le chantier de construction d’une nation camerounaise unie. « C’est dans le calme, la tranquillité et la confiance en l’Éternel, en son projet de paix à notre égard et la patience que l’on trouve le salut et la force. L’attitude de Christ est une boussole. Sachant qu’il était chargé d’une mission, il n’a rien eu à revendiquer, même pas ses droits. Il s’est mis dans la posture de celui qui n’a que des devoirs. Quand on se met dans une telle posture, on ne sera pas frustré et déçu, on ne sera pas attentiste. Bref on appliquera ce que j’ai dit aux militaires et aussi aux civils : de se surpasser émotionnellement ; parce que si l’on veut chercher à prouver que l’on a raison et que l’autre a tort, on ne s’en sortira jamais. C’est tellement chaotique qu’à vouloir aller dans ce sens-là, chacun d’entre nous aura raison, chacun d’entre nous aura tort », recommande le leader spirituel.

Ce dernier tance ainsi chaque couche de la société camerounaise au-delà des postures politiciennes et militantes. La raison en est que toutes ces tares qui sapent aujourd’hui la société camerounaise en particulier, faisant peser une menace sur la paix, font l’objet de prophéties anciennes. Celles-ci ont longtemps interpellé la communauté Adventiste du Septième Jour ; qui en porte la subsistance sur l’ensemble du territoire national à l’occasion de la 57e édition de la Fête de l’unité. « Il y a de l’espérance. On sait que ce sont des signes précurseurs. Ça correspond à toutes choses qui concourent pour le bien des enfants de Dieu qui sont aimés par lui. Finalement aussi, on sait que cela annonce une transition d’une enveloppe, au-delà de la sphère économique, sociologique, prophétique parce que ça obéit à un principe. Le christianisme vécu par Jésus nous montre que pour le chrétien, quand de telles choses arrivent, le regard doit être dirigé par le ciel », souligne le Pasteur qui appelle, au-delà du contexte actuel, à l’optimisme.

Louise Nsana

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