51è Session Plénière de l’APF : Yaoundé la capitale africaine de la francophonie

En prélude à l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) qui se tient du 7 au 12 juillet prochain au Cameroun, les enjeux sont dévoilés.

Du 7 au 12 juillet 2026 à l’Assemblée Nationale du Cameroun se tiendra la 51è Session de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF). A quelques semaines de la tenue de l’évènement à Yaoundé le président de la section camerounaise de l’APF Hilarion Etong dévoile la diplomatie menée auprès des pairs. « J’avais en ma qualité de président de la section camerounaise de l’APF proposer que notre parlement accueille la prochaine session plénière parlementaire de la francophonie. Notre candidature avait été acceptée avec beaucoup d’enthousiasme à l’unanimité après le très haut accord du président de la République qui m’avait été transmis ». Le point de presse du 25 juin dernier était l’occasion pour le président de la session camerounaise de l’APF pour rassurer la communauté nationale et internationale que le Cameroun est prêt. Le Cameroun devra accueillir près de 400 participants venus des quatre coins du monde. L’objectif est : de contribuer au rayonnement de la langue française, de promouvoir la démocratie, l’état de droit et les droits de la personne, plus particulièrement dans la communauté francophone , d’apporter une perspective politique aux instances de la francophonie, de se saisir toutes les questions l’intéressant, notamment celles relatives à l’actualité politique internationale et de transmettre des avis en conséquence aux instances de la francophonie, de s’assurer que les déclarations et résolutions adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement lors des Sommets de la francophonie sont mises en œuvre et exécutées par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et les opérateurs dans les délais requis.
Il s’agit in fine de favoriser la coopération et de renforcer la solidarité parmi la communauté francophone, dans le cadre d’un développement durable, de faire connaitre et de promouvoir le rôle international des parlementaires, de contribuer au développement et la connaissance réciproque des cultures et des civilisations des peuples qui font usage habituel de la langue française sans être de culture et de civilisation française et de soutenir l’essor de l’éducation et de la formation en français dans le monde. Deux thèmes d’actualité vont meubler les assises parlementaires à Yaoundé. Il s’agit de : « multilatéralisme et la souveraineté des Etats ». Face à la montée du protectionnisme, l’espace francophone mise sur la capacité des Etats à agir ensemble face crises agricoles : terrorisme, flux migratoire, instabilité démocratique et menaces multiformes, tout en préservant l’autonomie et l’autodétermination des pays membres. Quant à la seconde réflexion elle repose sur « les changements climatiques ». Les pays de l’espace francophone subissent les effets du changement climatique et leur impact sur la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable. Les parlementaires comptent faire « entendre leurs voix et transformer les accords sur le climat en véritables lois nationales ». Les réflexions sur les femmes et les jeunes sont aussi à l’ordre du jour. Fondé en 2002, le réseau des femmes parlementaires a pour rôle de promouvoir une meilleure participation des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Le réseau des femmes parlementaires de la francophonie se réunit le 8 juillet 2026, dans un contexte marqué la recrudescence des féminicides, des viols aux plans local et mondial. Parallèlement, la 11è Session du Parlement des jeunes de la francophonie rassemblera une centaine de participants.
Olivier Mbessité



