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Financement des infrastructures énergétiques : la CEEAC muscle son partenariat africain

À l’heure où les besoins en infrastructures demeurent considérables en Afrique centrale, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) intensifie sa coopération avec les institutions africaines spécialisées dans le financement du développement.

Réunie le 10 juin à Libreville avec une délégation de l’AUDA-NEPAD et de l’Alliance africaine des institutions financières multilatérales (AAMFI), la Commission de la CEEAC a réaffirmé sa volonté de faire de la coopération continentale un moteur de l’intégration régionale.

Reçus par la vice-présidente de la Commission, l’ambassadeur Mariam Mahamat Nour, et le commissaire en charge de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures, Maurice Niaty Mouamba, les représentants des différentes institutions ont échangé sur les enjeux du développement énergétique et les mécanismes susceptibles de soutenir les investissements structurants.
Au cœur des discussions figurait le rôle de l’AAMFI, une plateforme regroupant douze institutions financières africaines engagées dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement du développement. L’ambition affichée est de renforcer la coordination entre les acteurs du continent et de promouvoir une approche africaine concertée sur les grandes questions économiques et financières.

Pour la CEEAC, cette dynamique constitue un atout stratégique. L’organisation régionale cherche à consolider son rôle de facilitateur entre les États membres et les partenaires techniques et financiers afin d’accélérer la concrétisation des projets prioritaires.

L’énergie apparaît comme l’un des principaux chantiers de cette coopération renforcée. Les échanges ont porté sur la transition énergétique, l’intégration des réseaux électriques ainsi que les solutions de financement adaptées aux réalités de la sous-région. Une attention particulière a été accordée aux projets d’interconnexion entre le Gabon, la Guinée équatoriale, le Cameroun et le Congo, plusieurs initiatives ayant déjà atteint un degré de maturité avancé.

Dans un contexte où les besoins d’investissement restent élevés, la CEEAC mise sur une plus grande synergie entre institutions africaines pour réduire le déficit en infrastructures et soutenir la croissance économique. Cette rencontre de Libreville traduit ainsi la volonté des acteurs du continent de privilégier des solutions africaines pour accompagner la transformation durable de l’Afrique centrale.

Au-delà des échanges de courtoisie, la rencontre marque une étape supplémentaire dans la construction d’une architecture financière régionale plus intégrée, capable de soutenir les ambitions énergétiques et industrielles de l’Afrique centrale.

Ongoung Zong Bella

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