A la uneAMBASSADESINTÉGRATION NATIONALE

Accueillir vaut mieux que les longues prières

« La religion est née le jour où le premier escroc a rencontré le premier imbécile. » Cette citation est attribuée à Voltaire mais je doute fort qu’elle soit de lui car Voltaire était déiste et non athée à la différence de Diderot.

Un déiste croit en l’existence d’un Être suprême mais il rejette les religions dites révélées et leurs dogmes. Pour Voltaire, Dieu est un horloger, le créateur de l’univers, comme en témoigne sa fameuse phrase: « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer. »

Pour Voltaire, l’essentiel n’est ni les religions ni leurs dogmes mais le créateur de l’univers.
Pour ma part, je ne dirais pas que dogmes, doctrines et exercices de piété sont inutiles. Je dirais plutôt que le plus important, ce n’est pas cela, mais l’union au Christ (seconde lecture de ce 13è dimanche du temps ordinaire).

Mais comment est-on uni au Christ ? On peut faire de longues prières, on peut passer tout son temps à l’église au point de ne plus s’occuper de son foyer, on peut aller fréquemment à Lourdes (France), à Fatima (Portugal), à Medjugorge (Herzégovine), à Jérusalem (Israël), à Kibeho (Rwanda) ou à Issia (Côte d’Ivoire) mais tout cela n’a aucune valeur si on est incapable d’accueillir celui ou celle qui est dans le besoin. Pourquoi l’accueil est-il important ? Premièrement, parce qu’accueillir un malheureux, c’est accueillir le Christ et accueillir le Christ, c’est accueillir Celui qui l’a envoyé (Matthieu 10, 40); deuxièmement, parce que quiconque accueille est récompensé comme la femme riche de Sunam qui accueillit le prophète Élisée.

La femme riche ne connaissait pas Élisée avant de l’accueillir. Elle l’accueillit bien qu’il ne fût pas riche. Nous avons tendance à ne faire bon accueil qu’aux gens bien placés, aux gens de notre village, de notre groupe ethnique, de notre classe sociale, de notre communauté religieuse, de notre parti, etc. Ce n’est pas chrétien car Christ accueillit Juifs, Samaritains, Cananéens… Il accueillit riches et pauvres, malades et bien-portants, adultes et enfants. L’accueill doit être ouvert à tous.

Et il ne doit pas être à sens unique mais réciproque (Rom 15, 5-7) tout comme le respect. Un pays ne peut pas constamment se permettre de manquer de respect à un autre pays, le menacer, lui chercher noise ou vouloir le détruire. Le Burkina Faso a donc eu raison, ce 26 juin 2026, de rompre ses relations diplomatiques avec ce pays qui prétend ne rien gagner en Afrique, qui traite de pauvre le pays des hommes intègres tout en le dénigrant et en menant des actions nuisibles contre lui. À un moment donné, il faut se faire respecter.

Jean-Claude Djéréké

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page