Cameroun-Maroc : les anciens de Rabat veulent écrire une nouvelle page
Réunis autour de l’ambassadeur Abdelkader Jamoussi, les cadres camerounais formés au Royaume chérifien veulent tailler une nouvelle silhouette à la coopération

Dimanche studieux à la Résidence du Royaume du Maroc. Autour de S.E. Abdelkader Jamoussi, ambassadeur du Maroc au Cameroun, et des membres du bureau de l’Association des Cadres Camerounais diplômés des universités et instituts marocains (SALAM), les échanges ont pris des allures de retrouvailles entre deux pays qui cultivent depuis longtemps une même langue de la coopération : celle du savoir.
En présence des collaborateurs de l’ambassade, la rencontre du 21 juin 2026 à Yaoundé a permis de revisiter les liens tissés par plusieurs générations de Camerounais formés dans les établissements marocains. Des ingénieurs, médecins, juristes, économistes ou encore entrepreneurs qui, une fois rentrés au pays, ont continué à faire vivre ce pont académique entre Yaoundé et Rabat.
Au cœur des discussions, une ambition commune : transformer ce réseau d’anciens étudiants en véritable levier de développement et de coopération. L’association SALAM
entend ainsi renforcer son rôle de plateforme d’échanges, de solidarité et de transmission entre les différentes promotions issues des universités et instituts marocains.
Face à ses interlocuteurs, l’ambassadeur Abdelkader Jamoussi a réaffirmé l’importance qu’accorde le Royaume du Maroc à la formation et au capital humain dans ses relations avec le Cameroun. Une diplomatie du savoir qui, loin des grands discours, se construit aussi dans les amphithéâtres, les laboratoires et les souvenirs d’années étudiantes passées de l’autre côté du Sahara.
Les responsables de SALAM ont, pour leur part, présenté plusieurs pistes de collaboration destinées à dynamiser l’association et à accroître sa contribution au développement économique, scientifique et culturel du Cameroun. L’accent a notamment été mis sur l’accompagnement des jeunes diplômés, le partage d’expériences et la promotion des opportunités de coopération entre les deux pays.
Dans un monde où les relations internationales se nourrissent autant des hommes que des institutions, cette séance de travail a rappelé une évidence : les diplômes voyagent, mais les amitiés académiques, elles, savent souvent traverser les frontières et résister au temps.
Entre Yaoundé et Rabat, l’histoire commune continue ainsi de s’écrire. Non plus seulement dans les chancelleries, mais aussi à travers cette communauté de cadres formés au Maroc qui entend faire de son parcours un passeport pour de nouvelles ambitions.
Ongoung Zong Bella



